La mutation carnettiste, 2e épisode  : pourquoi vous ne me reverrez plus au « rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand » .

La vidéo de ce billet

D’abord, je tenais à vous remercier chaleureusement pour le très grand nombre de commentaires (publics et privés), que vous m’avez adressés en réponse à mon dernier billet de blogue consacré à ma « mutation carnettiste ».

Merci pour votre enthousiasme, pour votre ouverture d’esprit, pour la confiance que vous m’accordez !

Ensuite, il me fallait « prendre de la hauteur » pour partager avec vous, ce que j’avais à dire, pardon si c’est un peu long (et encore je me retiens), mais vous verrez que c’est justifié.

Vous avez maintenant compris après avoir visionné la vidéo de ce nouveau billet, combien votre avis m’importait après le rejet des organisateurs du prochain « Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand », de tout le travail (autant que de ma démarche pourtant novatrice, me semble-t-il) que je leur avais présenté en candidature de ma participation à leur prochaine session…

Pourtant, je suis persuadé que ma nouvelle approche du carnet n’est pas méprisable, minable, sans intérêt, et que mon expression (depuis longtemps reconnue), n’est pas soudainement devenue maladroite, médiocre, déplaisante, où je ne sais quoi d’autre qui justifierait qu’elle ne soit plus digne d’être visible dans une manifestation comme celle-là. D’autant plus, que le sujet de mon carnet en tant que tel (même modestement présenté) n’a encore à ma connaissance jamais été traité dans ce salon (et je n’en aurais pas épuisé sa première édition en moins d’un an, s’il avait été aussi minable que cela).

Non, je ne me prononcerai pas sur ce que je pense exactement des choix de certains jurys aussi influents et puissants soient-ils (vous devez me comprendre), mais je tenais absolument à rendre public ce rejet, à ce que tout le monde le sache avant la reprise de cette manifestation, parce que je ne suis pas du genre à fermer ma « gueule » en me morfondant, à encaisser des coups sans me défendre, ni surtout sans riposter à ma façon (puise que vous êtes presque 2000 à lire mes newsletters, plus de 10000 à me suivre régulièrement et pour beaucoup à me soutenir sur les réseaux sociaux – toutes plateformes confondues selon leurs compteurs followers -, heureusement que vous existez, et je vous en remercie).

Ce n’est pas parce que j’ai choisi certains chemins de liberté, que je n’ai plus derrière moi une puissante maison d’édition (ou d’influentes relations) pour défendre mes réalisations en participant à l’alimentation et au fonctionnement du système, ou que je ne joue plus dans les « apparences visuelles du carnet » mais que m’intéressent d’autres questionnements à son sujet, que ce que je fais est méprisable et sans avenir.

Le rhinocéros qui vient de surgir de ma peinture.

Quant à moi, ceux qui me connaissent savent que je dispose encore d’une certaine dose d’énergie, de force mentale et physique, de pugnacité, et que je suis loin d’être un vieillard sur le déclin !

Alors, vous ne me verrez plus jamais à Clermont-Ferrand, je n’y mettrai plus les pieds, ne m’y cherchez plus, l’époque des pionniers, des « Michel », et de l’épanouissement de cette manifestation (devenue système), est malheureusement révolue.

Je suis cependant très heureux (comme certains autres carnettistes que j’aime beaucoup, mais, figurez-vous, exclus également comme moi du prochain « rendez-vous » malgré le fait qu’ils soient des références en carnet de voyage), de faire partie de celles et ceux qui ont contribué dans sa jeunesse à la réussite et à la renommée de ce rendez-vous, à l’avoir jusqu’à présent soutenu, mais qui n’a à partir de maintenant plus d’importance pour moi, son opinion à mon sujet ayant eu raison de l’intérêt que je lui portais.

Rassurez-vous : vous me retrouverez ailleurs (car toutes les commissions ou organisateurs de manifestations n’ont pas le même regard sur mon travail, je pense vous en reparler bientôt), et je continuerai d’animer mes stages et formations (qui ont d’ailleurs vu passer par leurs sessions nombre de carnettistes ayant déjà exposé – ou exposant encore – à ce salon -, ce qui me fait très plaisir pour eux, tout en valorisant l’aide que j’ai pu leur apporter).

En attendant, je me remets à l’ouvrage, mais en laissant pour l’instant de côté ma démarche créative concernant le domaine des carnets de voyage, et je reporte mes efforts dans l’espace créatif de mes peintures (où j’ai également beaucoup à dire).

Enfin, pour terminer, je vous laisse sur un morceau de RIDSA que ma petite fille adore (vous savez, celle qui aime taper sur le dos des rhinocéros), et qui colle parfaitement à ce que je réponds à ceux qui m’ont évincé de leur manifestation  : « JE M’EN FOUS » ! (Séquence ayant, qui plus est, un rapport au virtuel non négligeable)

P.S. : pour mémoire (pour celles et ceux qui n’auraient pas vu les articles correspondants, retrouvez-les ici) :

– « Les chevaux bleus de Gavarnie » : https://alain-marc.fr/galerie-peinture/les-chevaux-bleus-de-gavarnie/

– « Aquarelle en créativité augmentées à la Tête de Braque » (ce qui a donné en produit pictural « Mésozoïque Sinémurien ») : https://alain-marc.fr/mesozoique-sinemurien-peinture-sur-toile-origines/

– « L’aventure du Grand Barrenc » (premier épisode, pour voir le suivant, cliquer sur le lien en fin d’article) : https://alain-marc.fr/2017/06/15/laventure-du-grand-barrenc-1er-episode-le-projet/

– Et pour ceux qui voudraient voir une autre expérience : « La parabole de Liaucous » (premier épisode, pour voir les suivants, cliquer sur le lien en toute fin d’article) : https://alain-marc.fr/2019/01/06/la-parabole-de-liaucous-premier-episode/

48 Responses

  1. Annick ferrage
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    Vous avez raison de faire comme vous le sentez, il faut savoir faire évoluer les choses….terrible la chanson.
    Où pourrais je trouver les détails de prochains stages (lieux,tarifs matériel..etc), je ne suis pas douée en informatique. J’aimerai en faire un aux beaux jours.
    MERCI Alain Marc
    Bonne journée
    Annick ferrage

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Bonsoir Annick, merci pour votre commentaire ! Pour avoir les infos des stages où il me reste quelques places en 2020, envoyez-moi un petit e-mail en cliquant sur le petit lien souligné (en bleu) en bas des pages de mon site https://alain-marc.fr, là où c’est écrit « ALAIN MARC Pour m’écrire c’est ici : E-mail (en cliquant sur « E-mail », vous arriverez directement sur mon adresse e-mail). Je ne vous copie pas en clair mon adresse e-mail ici pour éviter les robots releveurs d’adresses mail, mais avec le lien c’est très simple, et je vous répondrai avec plaisir, avec tous les renseignements voulus. Alors, à bientôt ?

  2. Françoise Fuhrer
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    Bonjour et tout d’abord merci pour ce vol en delta. Évidement je ne comprends pas la réaction du jury du salon de Clermont Ferrand . Je comprends ta décision. J’espere que tu continueras tes recherches car cette technique ouvre une nouvelle approche du dessin réfléchi et créatif. Bonne fin d’annee . Bravo à ta charmante petite fille.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Françoise, c’est un vrai plaisir de te lire ! Et il est vrai que ma petite fille est formidable, elle est super comme ses frères, et c’est un bonheur de les voir découvrir chacun de mes nouveaux travaux d’extérieur ou d’atelier : eux ont des yeux neufs, des réactions pures et spontanées, et, en général, leurs jeunes avis et perceptions sont très justes, il ne faut surtout pas les considérer comme des réactions d’enfants !

  3. micheline vaudenay
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    Caresser un rhinocéros peint par papy, cela a dû vraiment amuser la petite fille !!
    Dans le dernier pratique des arts, consacré au carnet de voyage, il y a la pub pour Clermont Ferrand et je maugréais contre la distance entre Clermont et Bouchain. Mais maintenant que je connais les « magouilles » pour y exposer, je suis moins gênée de ne pas pouvoir y aller. D’ailleurs ce numéro est intéressant à plusieurs niveaux : voir des réalisations, mais souvent dans des pays exotiques (cela fait vendre mieux peut-être) et pouvoir « critiquer » avec ma petite expérience que tu nous a donnée : en général les pages sont archi-pleines, les dessins retouchés à l’extrême. Je préfère nos carnets, ils sont plus vivants.
    Pour ton expérience passionnante : est-ce que ta petite fille « voit » le rhinocéros bouger ou ne le voit-elle que lorsqu’elle regarde la vidéo ? J’avais aimé une vidéo que tu nous avais montré il y a quelques années déjà : une chauve souris « sortait » du tableau, comme si elle y était cachée depuis la nuit des temps et réussissait, grâce à toi, à reprendre vie. Est-ce le même procédé avec le rhino ? En tout cas, continue de nous mettre au courant. Je ne suis pas sûre de faire bouger mes vaches comme ton rhinocéros, mais cela vaut la peine de suivre tes efforts.
    Bravo et grosses bises pour tout le travail que tu effectues.
    Micheline

    • Alain-MARC
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      Merci, Micheline, pour ce qui est des revues il n’y a pas que « Pratique des Arts » mais cette revue a pris le monopole sur les autres, elle répond à des critères particuliers (commerciaux avant tout, il faut bien que les revues vivent), et si elle présente toujours des créateurs (et créations) d’excellente facture et généralement très valables, elle a, elle aussi, « ses trous de mémoire » : j’en reparlerai peut-être un jour ! En tout cas, je suis très content de ce que je partage avec vous, c’est à vous que je le réserve et je suis content que cela vous serve dans vos jugements. Pour ma petite fille, dans le cadre de l’expérience du rhinocéros, elle ne le voyait pas, je lui avais dit où où il se situait dans l’espace par rapport au tableau, qu’il lui était invisible sans lunettes adaptées, mais elle se régalait à l’imaginer, encore plus surprise quand je lui en ai montré presque simultanément avec son intervention la vidéo sur le smartphone où elle lui tapait sur le dos. Cependant, elle pourra le voir prochainement « pour de vrai » (et en faire même le tour dans l’espace) grâce à des lunettes spéciales, le seul handicap pour cela actuellement étant la difficulté pour me procurer celle qu’il me faudrait (produit US réservé aux développeurs) et bien sûr leur prix astronomique, je pense que cela se démocratisera sans trop tarder…

  4. Jean Marc
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    Bonjour Alain
    Le rdv du carnet de voyage de Clermont a beaucoup de succès, et tu y as contribué, mais nous qui avons un peu vécu maintenant savons bien que le succès rend perfois idiot, c’est vrai en sport et en politique, mais aussi dans le domaine de l’art !
    Tu es refusé ? C’est idiot mais pas grave, cela ne l’empêchera pas de continuer à tracer ta voie, à innover, et à être libre.
    Bien amicalement
    jean Marc

    • Alain-MARC
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      Tu as tout résumé, Jean-Marc, j’apprécie ton objectivité, et tu sais, ce refus me libère et me motive encore plus : si sur le moment j’en ai été blessé car ce que je proposais avait été méprisé, maintenant, je suis encore plus fier de n’être dépendant de quoi ou de qui que ce soit, et de tracer ma route sans rien devoir à personne . Et je me régale à écouter encore Ridas répéter : avec moi « Je m’en fous » !

  5. La "grande Michèle"
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    Ne t’en fais pas Alain! Laisse les imbéciles dans leur royaume: il y en a beaucoup, en particulier dans les jurys de salons…. quand des soi-disant artistes se prennent pour des dieux parce qu’ ils ont le « pouvoir » de juger les autres, et en profitent pour assouvir leur jalousie… Si les cons volaient il y en aurait des escadrons… Nous on te connaît, et ON T’AIME BEAUCOUP!

    • Alain-MARC
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      Merci beaucoup, Michèle ! Il n’y a pas que des artistes dans ces jurys, tu sais, ou alors ce sont « de drôles d’oiseaux » ! Là, je pense à d’autres espèces, puisqu’ils se servent des artistes pour d’autres intérêts… Et j’espère que tous ceux-là ne se mettront pas un jour à voler, car tu vois, je préfère admirer le vol d’un vautour à mes côtés (ou sous mes pieds, comme dans ma vidéo) : c’est tellement plus sympa comme oiseau ! Mais de ce côté-là je suis tranquille, car ceux qui souvent ont assez d’envergure pour juger et trancher, sont comme les pingouins : pas forcément capables de voler !

  6. Josy Girardin
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    Ce sont des artistes comme toi que j’aimais croiser à Clermont Fd… Dommage pour ce Salon qui avait un esprit de liberté, d’ouverture qui faisait son succès. Quand ils auront tout formaté, nous resterons entre nous, petits carnettistes anonymes, bidouilleurs initiés par des artistes comme toi qui ne révons que de balades aquarellées. Bise. Josy g

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Josy. Rassure-toi, des artistes comme cela, il y en a encore à ce festival, bien heureusement ! Ce sont tous des amis (es) que j’estime et apprécie, mais l’esprit des lieux n’est de toute façon plus du tout le même que celui des rencontres enthousiastes des premières années, cela, il n’y pas que moi qui ai pu le vérifier…

  7. Jackie
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    COURAGE Alain Continue, tiens bon. Tu as mon soutien.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Jackie, ne t’en fais pas, je ne me laisse pas abattre, au contraire, cela me donne une pêche d’enfer ! Mais je voulais que tout le monde le sache, pour que quand on va à Clermont-Ferrand et qu’on paie sont ticket d’entrée, on sache en même temps qu’on ne verra que ce qu’on voudra bien nous montrer, et que, même si on va voir des choses admirables, édifiantes et qui méritent d’être montrées, elles ne sont pas le reflet de toutes les réalités !

  8. Liszewski jung Pascale
    | Répondre

    GRRRRR, Tout d’abord merci pour ce beau partage dans les airs, tant pour la beauté de ce que l’on découvre que la prouesse technique. On t’y sent serein tel le rapace qui traverse le champ de la caméra. Et bien je suis très triste de ne pas te voir à Clermont d’autant que ce sera ma première visite. Le monde se serait il inversé : quand les jeunes c… deviennent des vieux c… Quand je dis que le monde marche sur la tète ! Merci de partager ces jolis rêves éveillés.

    • Alain-MARC
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      Merci pour ton commentaire, Pascale, mais ne t’en fais pas : nous, on rendra toujours possible nos rêves d’avenir, d’expression, et de liberté créative. Ce qui compte, ce n’est pas d’être le wagon d’un train, ni d’en être la locomotive, parce qu’ils cheminent sur des rails tout tracés. C’est d’être libre comme l’air pour ouvrir ailleurs un chemin nouveau ! C’est pour cela que je suis si serein à quelques milliers de mètres au dessus du monde qu’on partage (même quand ça tangue bien comme dans ma vidéo), car ce que j’y vis laisse loin en dessous les miasmes et les petitesses de son univers. J’ajoute que tu verras de très belles choses à Clermont-Ferrand, j’aime beaucoup ce que font mes collègues. Mais ils n’y seront pas tous parmi les meilleurs (et je ne pense pas à moi, là, mais à d’autres qui sont moins réactifs que moi pour ne pas avoir réagi à leur éviction).

  9. Christel
    | Répondre

    bonjour on ne se connaît pas mais j’ai également connu un rejet d inscription dans un salon et cela dans un tout autre domaine. Mon produit trop innovant dérangeait visiblement un de mes concurrents aux bras bien long… il en est ainsi en france.. Je l’ai vécu comme une injustice. il semble que le temps des lobbys ne soit pas revolu… bon courage à vous! Il faut rebondir, et creer un nouveau salon.. aux couleurs et valeurs plus justes..j y participerai! Cordialement, christel

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Christel, il est vrai que l’on ressent ce genre de choses comme une injustice… Pour ma part, je ne créerai pas de salon ou festival concurrent (j’ai beaucoup mieux à faire de positif et de valorisant), mais je suis tellement content, déjà, que des milliers de personnes soient au courant !

  10. Marilou
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    Merci pour tout ton travail partagé.
    Ne laisse pas le « système » détruire ta si belle energie: inspirante,creative,poètique.
    Toute mon amitié et admiration vont vers toi.marilou (de la Réunion)

    • Alain-MARC
      | Répondre

      à toi aussi, Marilou, merci ! Sois certaine que le système ne m’asservira pas ! En tournant le page de Clermont-Ferrand, c’est plus de force et de liberté, plus d’indépendance que je me donne, et j’espère aussi plus de créativité. Mais il fallait que je dénonce ce qui m’y avait obligé !

  11. Bonjour Alain. J’ai l’impression que ces crétins du jury n’ont pas eu l’honnêteté de te donner LA vraie raison de ton éviction, tout simplement celui, à leur yeux et qui s’inscrit dans la bien-pensance de la socitété actuelle, celle du « délit de vieillir ». Il ont certainement prétexté que ta démarche était d' »arrière garde », argument qui est complètement idiot dans la mesure ou elle est plutôt novatrice. Il est fort à parier que si c’était une personne plus jeune qui aurait proposé la même chose, le tout-Paris des faiseurs de rois auraient trouvé cela génial. A ce propos, je t’invite à visionner cette petite vidéo sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=lCxL2h6Okss

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Tu sais ce que je t’ai répondu sur l’un des réseaux sociaux et groupes parmi les plus suivis de l’Hexagone… Ma réponse ne change pas ici. Peut-être que s’ils m’avaient donné la véritable raison de leur refus, ça m’aurait fait rigoler ? Qu’ils aient considéré ma démarche comme « d’arrière garde », c’est moi qui l’interprète ainsi, puisque de toute évidence ils ne la considèrent pas comme d’avant- garde ! En tout cas, cela m’ouvre les yeux (et à la plupart de ceux qui me connaissent aussi) sur le temps et l’énergie que je perdais en leur accordant ma confiance et en voulant y exposer…

  12. Christine
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    Toujours un plaisir de t’entendre et surtout de cette hauteur au dessus des vallées et roches! Je ne comprend pas encore cette technique et il est évident que ta vision peut gêner certains! J’aime bien aussi ta réponse musicale ! Continue sur ton envol. Nous, ou moi qui suis au sol, je suis motivée, dessine et peins quotidiennement. À bientôt de te retrouver!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Christine ! Rien n’est plus fort que l’amitié, que ces valeurs simples que nous avons toujours cultivées. Dès que les enjeux visent d’autres sphères plus terre à terre, qui risquent de tout gâcher, il faut prendre de la hauteur, c’est ce que je fais. Et même si ma manière actuelle est un peu compliquée, si ce que j’ai commencé est très difficile à partager (encore plus à transmettre car il faut réunir plein de conditions préalables vraiment complexes d’accès), ce qui compte c’est qu’on montre une direction, et en faisant ce que tu fais, tu pourras aussi un jour toi aussi y arriver, car justement, un jour, je suis persuadé que cela sera possible pour tout le monde surtout avec l’avancée des progrès informatiques qui sont à venir d’ici pas si longtemps que cela !

  13. BROCHON JUIN Claudine
    | Répondre

    Bonjour Alain, C’est Claudine de la Corrèze, je voulais t’apporter toute mon attention la plus sincère; en effet c’est à Clermont que j’ai eu le premier contact pour pratiquer l’aquarelle, mais bien plus encore, développer l’imaginaire, inventer des astuces pour rehausser les dessins et partager avec d’autres nos expériences de deux journées. Je suis allée ensuite avec toi en Provence où là j’ai découvert ton humanité et ta bienveillance alors que pour beaucoup nous débutions…sur le chemin des peintres impressionnistes. C’est toi qui m’as donné la chance de pratiquer l’aquarelle alors que débutait ma retraite. Je t’en remercie mille fois car elle a souvent comblé mes moments de doute et bien d’autres soucis. Alors tu sais, je devais aller à Clermont ce vendredi et au vu de ce que tu écris je préfère annuler ces journées. Je ne doute pas du talent de tous ces artistes mais effectivement l’essence même de ce qu’est le vrai carnet enseigné à ta manière, sans fard, sans jugement que celui de porter haut la créativité et la liberté me convient mieux. Continue le chemin et bon vent pour les années qui viennent, je vois que ta petite fille apporte la relève et au fond, n’est-ce pas çà le plus important ! AMITIÉ SINCÈRE. Claudine JUIN.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Ah, Claudine, content de te retrouver ! Mais tu sais, pour mes camarades carnettistes à qui il est donné de s’y retrouver, tu peux vraiment y aller car ils le méritent, c’est formidable ce qu’ils peuvent réaliser, d’autant plus je n’ai que des amis (es) parmi elles et eux. Mais effectivement, par-delà ce constat, si tu regardes les choses avec plus de globalité, il est évident que tu n’y retrouveras pas certains (es) qui ont marqué les plus belles années de cette manifestation, et qui, comme moi, en ont été écartés (es). Quant à ma petite fille (et mes autres petits enfants), je suis très heureux de deviner qu’il y en aura une ou un qui prendra la relève, tellement ils sont doués. Toute cette histoire me fait penser à une gravure médiévale que mon père m’avait montrée : c’était la roue de la fortune et du temps qui tourne. Il m’avait dit : « un jour, sans que rien tu ne fasses, ceux qui te balaient seront à leur tour balayés » !

  14. gaullier jacqueline
    | Répondre

    Bonjour Alain, et bien nous n’irons plus à Clermont-Ferrand, nous y avons pourtant découvert de très belles réalisations, nous laisserons tout ce petit monde, si l’esprit de ce Salon n’y est plus ! Ce refus t’a sans doute blessé, mais qu’importe, tu es bien au-dessus de ça !!! l’amitié et la chaleur qui t’entourent te le prouvent quotidiennement. Tu nous a apporté à tous qui t’avons approché, outre une technique, une leçon d’humanisme…alors laisse dire, tant de gens t’apprécient et sont heureux de t’avoir rencontré. A bientôt Alain

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Jackie, toi aussi, comme toutes celles et ceux qui laissent une tracent ici, font partie d’une même famille de pensée ! Je vois aussi, que vous êtes toutes et tous plus catégoriques que moi ! Et tu vois, quand je vois le nombre de messages de soutien que j’ai (ces commentaires n’en sont qu’un tout petit extrait), je n’en remercie que plus, celles et ceux qui m’en laissent ici. Et tu sais, la hauteur, je l’avais déjà prise, quand, à plus de 2000 m au dessus de Millau je prenais la décision de le dénoncer ce que je considère comme une injustice, en me disant : « cela, je ne vais pas le laisser passer ». Et en même temps, je me disais : « regarde l’horizon que tu as : ceux qui te rejettent, ils ne l’auront jamais » !

  15. Denis Jacques
    | Répondre

    Bonjour Alain,

    Je t’ai rencontré pour la première fois en avril dernier à Lourmarin et ai pu apprécier autant tes oeuvres que ta personne, sympa sur toute la ligne !
    Depuis, par ton site et tes news, je te suis dans ton cheminement, effectivement de qualité et original.

    Vis à vis de la manifestation de Clermont Fd, ne connaissant pas le fond du « dossier », je me permets de te poser deux questions :
    – combien de fois y as tu participé ? et à quel titre, au-delà d’exposant, s’il en est ?
    – quel motif de refus à ta participation 2019 t’a été avancé ?

    Merci beaucoup d’avance pour ta réponse, et, comme on dit, ne lâche rien !
    Bien amicalement,
    Jacky

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci pour ton commentaire, Jacques. J’y ai participé en 2007, 2008, 2009 et 2016 (veillant à chaque fois à présenter des travaux vraiment originaux et de qualité, ne faisant pas acte de candidature quand j’estimais que ce que j’avais à montrer était sans intérêt suffisant), les premières années ayant été très importantes pour le succès et la notoriété de cette manifestation, qui n’avait à l’époque aucune concurrence et aucun équivalent, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, même si elle reste encore une référence dont le regard se porte plus vers les intérêts de l’édition que vers celui de la mise en lumière de démarches vraiment novatrices (selon mon point de vue, surtout après le refus dont j’ai été l’objet). J’y ai animé chaque fois des ateliers originaux qui avaient un réel succès, dont, pour certains, la thématique n’a pas été reprise depuis. La raison qui m’a été donnée de mon refus, est qu’ils ont chaque année « 700 dossiers de candidature pour n’en retenir que 100, que la commission de sélection devant varier les styles ne doit retenir que des carnets sur la thématique de l’année, des carnets numériques, et sonores, et une trentaine d’auteurs étrangers »… Comme si le travail que j’avais proposé (outre le fait qu’il ne correspond effectivement pas à la thématique de cette année, mais dont le sujet n’a encore jamais été présenté dans cette manifestation), n’était pas une symbiose entre le numérique, le sonore, et le papier !

  16. jean greffioz
    | Répondre

    Bonjour Alain , je suis sidéré . En effet la moindre des courtoisies de la part de ce jury aurait été de te contacter pour préciser leur refus .Je suis donc allé sur le site de ce festival et j’ai été surpris de constater qu’y figuraient aussi des photographes , illustrateurs, video qui compte tenu de la capacité de recevoir les artistes ( 105) sur ce festival a amener « ce jury  » à faire des choix curieux . En effet ta recherche associant le numérique , l’informatique et l’aquarelle aurait dû susciter une attention un peu plus soutenue de leur part . Il en a été autrement . Faut-il alors penser sans doute que les ambitions et objectifs de ce festival CARNET DE VOYAGE ont changé de nature et que désormais le fil rouge originel est rompu . Cela m’attriste pour les amoureux et amoureuses du carnet de voyage .. Soutien et affection . Jean

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci à toi aussi, Jean ! En informatique, on dit d’un lien qui n’aboutit sur rien qu’il est « corrompu » : « Si le lien est corrompu ça vient du site et non de toi », réponse d’un internaute à un autre désemparé sur la page https://www.commentcamarche.net/forum/affich-14472574-lien-corrompu… Je dirai qu’en réciprocité pour moi avec Clermont-Ferrand, le lien est tout simplement rompu ! Et il l’est pour un sacré paquet de monde, qui, comme toi, ne comprend pas, et m’affiche son soutien et ses encouragements à persévérer dans mes travaux. Bien au-delà de ce que j’aurais imaginé, tant de façon privée, qu’ici et dans mes autres blogs, et sur les réseaux sociaux (et je ne parle pas des personnes qui me voient très souvent physiquement). Alors, je tourne la page de Clermont-Ferrand qui n’est que péripétie, et me remets au boulot. D’autres profiteront de mes « avancées » s’il y en a, et tu seras parmi les premiers à en être informé. Je t’envoie mes amitiés, je sais qui n’a pas eu un regard de mépris sur ce que je fais…

  17. Marie O 04
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    j’ai regardé la vidéo sur la mutation carnettiste plusieurs fois et j’ai attendu pour t’envoyer ce petit mot car je me connais, il me faut du temps pour digérer une nouveauté. eh oui, j’suis comme ça et d’autant plus quand elle est numérique. ton idée est géniale, originale…mais j’aime tellement mieux le papier qui crisse quand on tourne les pages. j’aime aussi ces moments peints « comme on le sent » et retrouver la vraie cascade ne m’intéresse pas trop. mais c’est vrai que c’est génial et d’autres en apprécieront tout l’intérêt. j’ai vu que tu soulèves de l’enthousiasme chez beaucoup avec cette idée.
    alors bonne continuation, et je ne doute pas que tu vas surmonter le refus de Clermont Ferrand. c’est vrai que ton idée tellement nouvelle aurait mérité d’être soutenue. au plaisir,

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Marie, j’aime beaucoup ton point de vue, car vois-tu, le papier n’est justement pas exclu de mes réalisations, ni l’aquarelle ou le croquis tels que j’aime les pratiquer : au contraire, ils en sont l’origine et l’essence même, le support visible mais secret ! Le reste vient se greffer dessus pour qui veut bien le révéler. On peut « s’arrêter » au papier. La notion de « carnet » reste la même, mais prend une nouvelle dimension, qui change complètement notre rapport au monde dans la façon dont il peut s’affirmer. Mais cela peut effectivement remettre en cause notre façon de « penser » et de « vivre » le carnet, remettre en cause son utilité telle qu’elle s’est jusqu’à aujourd’hui manifestée… Et dans un monde où le voyage pose de gros problème éthiques, en resituer l’intérêt.

  18. Villard Domi
    | Répondre

    Bonjour Alain,
    Bonne décision que tu as prise même si elle doit être difficile étant donné que tu devais retrouver beaucoup d’amis là bas et ce devait être une joie de partager avec eux pendant quelques jours . ..
    Mais parfois, il faut savoir dire stop , parce qu’ en fin de compte on croit vraiment à l ‘intérêt de son projet, et on a envie de continuer à explorer la nouveauté , à se mettre aussi en délicieux danger.
    Et cela caractérise les passionnés comme toi , cela fait toute leur force !
    Alors en avant mon ami ! Je t’embrasse
    Belle journée !
    Ps. Mes petits enfants adorent la séance du rhinocéros !!!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Dominique ! Oui, les enfants adorent ce genre de choses, parce que c’est pour eux de la magie ! Mais pour nous (ceux qui œuvrent déjà dans ce domaine), c’est presque devenu banal, et dans quelques années (mois peut-être) tout le monde sera capable de faire cela, et les carnettistes les plus « avancés » s’en empareront pour traduire différemment le monde et leur pensée. Oui, c’est dur de tourner le dos à ceux qui ne l’ont pas compris (ou pour d’autres possibles raisons, mais que je n’ose imaginer). Mais je suis fier de foncer dans cette nouvelle direction, sûr de moi et de la force qu’elle représente, car elle ouvre de fantastiques possibilités en carnet de voyage autant que dans bien d’autres domaines. J’en reparlerai ici (et certainement ailleurs) lorsque j’aurai un peu plus avancé, car cela demande des efforts (surtout intellectuels en acquisition et apprentissages nouveaux, en calculs et en temps) bien plus considérables que de poser sur le papier quelques coups de crayon et des couleurs, qui ne sont que le tout début de l’aventure. En attendant, je ne vais pas en reparler d’ici un moment, c’est volontaire, mais on m’entendra plus fort encore dans l’avenir !

  19. Nicole GUENIN
    | Répondre

    Mais Alain, c’est tout simple: ils ont peur! tu déranges leur petit esprit médiocre et leurs banales petites magouilles pour garder la main sur une manifestation qui aurait dû continuer dans le même esprit qu’au début, et dont ils veulent faire quelque chose qui ne sert que leur vanité. Les Impressionnistes ont vécu cela eux aussi et pourtant…. Quant à Van Gogh, il en est mort!…C’est ainsi, le monde n’aime pas les novateurs. Alors continue ta belle route et l’avenir dira ce qu’il en est. Celui qui laisse une trace dans quelque domaine que ce soit, c’est celui qui ouvre une voie. Tu as le soutien de nous tous, mais surtout tu as la force en toi, alors on y va! Quant à ta petite fille c’est une adorable frimousse et quand elle a passé la porte, j’ai vu arriver… Michèle, c’est frappant.. La vie continue. Grosses bises

    • Alain-MARC
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      Il est vrai que les perspectives ouvertes par cette nouvelle approche (qui n’exclut cependant pas le papier ni la création graphique et plastique en général, mais au contraire lui donne une nouvelle dimension), le mélange de technologies du futur en évolution du support papier et la portée qu’elles auront dans l’avenir (faut voir, par exemple, l’impact qu’a eu la correspondance numérique sur l’industrie du papier, des services postaux, etc.), peuvent sérieusement déranger le système bien huilé du « carnet de voyage », le petit monde de l’édition (où très rares sont les tentatives de lien entre papier et numérique qui ont abouti dans ce domaine), et la direction que les décideurs et influenceurs de cet « univers » souhaiterait donner au mouvement « carnet » selon leurs différents intérêts, puisqu’il y a aussi en dessous, des enjeux commerciaux (il ne faut pas l’oublier). Je présume que c’est dérangeant de présenter quelque chose qu’on n’a pas compris, ou qui arrive trop tôt (surtout tant qu’on n’est pas prêt à le gérer, si on veut l’encadrer et …le récupérer), ce qui fait, que sans savoir la vraie raison pour laquelle j’ai été écarté, je soulève toutes les hypothèses… Et je sais que j’ai raison d’ouvrir ma voie, de suivre ma route comme je l’entends, car je crois que pendant toute ma vie j’ai fait mes preuves, plutôt que de cheminer sur des rails tout tracés (par ceux qui ont intérêt, justement, à ce qu’ils aillent dans une certaine direction – la leur -), quand bien même serais-je une locomotive qui tire le reste du train ! Je vous remercie toutes et tous de me soutenir, c’est incroyable les messages de soutien que j’ai reçus (incroyable leur nombre aussi, certains venant de bien plus loin que l’Hexagone). Quant à ma petite fille, elle est super, elle réalise déjà ses dessins et aquarelles en les prolongeant sur l’ordinateur…

  20. Hélène Py
    | Répondre

    Les artistes qui font cavaliers seuls sont toujours reconnus dans le futur…. Il y aura toujours des jeunes curieux et enthousiastes pour vous « redécouvrir », et ils en seront fiers. Les petits enfants qui ont un regard neuf seront de ceux-là. Peu importe les honneurs offerts par des marchands du temple …. Ce qui compte vraiment, ce sont tous ces conseils et partages qui font que d’autres personnes ont pu s’exprimer à leur tour, grâce à votre enseignement passé de mains en mains comme une flamme. Il doit y en avoir beaucoup, et même, n’y en aurait-il qu’une seule, ce serait déjà bien. Vous avez distribué la jubilation et ce n’est pas rien. Bon courage pour la suite.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Mon Dieu, comme votre commentaire fait aussi du bien !
      Et vous savez, quoi qu’il arrive j’avance dans la direction où je vais, et je pense que vous avez raison. Et puis, il y a tellement de gens sympathiques et sincères comme vous qui m’ont témoigné leur confiance et leur soutien, que c’est déjà un grand bonheur de constater qu’il y a un écho véritable à ce que l’on fait.

  21. MAIGNAN
    | Répondre

    Bonjour Monsieur Alain MARC
    Je viens de prendre connaissance de votre message suite, épisode 2 sur la mutation carnettiste. Je tiens à vous dire que lorsque j’ai visionné ce 1er épisode, j’ai eu « la chair de poule » tellement cela a provoqué d’émotion en moi…
    Je n’ai connaissance de ce que vous réalisez et qui vous êtes que depuis très peu de temps, ayant découvert votre site au hasard de mes recherches.
    Pour le peu que j’ai découvert de vos réalisations, je ne peux que vous témoigner de mon admiration. Donc, poursuivez votre chemin et laissez sur « le bas côté » ceux qui ne sont pas en accord avec vos points de vue. C’est leur droit mais vous aussi, avez le droit de vous exprimer et de faire avancer les choses !….
    Bien cordialement.
    Marie Agnès, une nouvelle et j’espère, future stagiaire..

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci pour votre touchant commentaire, et pardon si parfois je réponds tardivement, je le fais tôt ou tard, car je n’oublie pas les personnes qui m’accordent écoute et sympathie.
      Vous voyez, là, pour le moment, mes partages, je ne vais les accorder qu’à mes stagiaires, amis (es) et proches qui m’encouragent à continuer sur le chemin de mes concepts et découvertes, ils sont déjà très nombreux, et si j’aboutis à de plus importantes choses à l’avenir ils seront les premiers avec qui je les partagerai, et vous en ferez partie. Avec mes cordiales salutations, en attendant,

  22. Elizabeth
    | Répondre

    Je suis assez surprise du refus de la Biennale, car ton projet ne me paraît pas du tout rétrograde, mais plutôt innovant en alliant l’art et le numérique, en rendant le carnet de voyage encore plus vivant. Mais souviens-toi du « Salon des Refusés », l’avenir leur a quand même donné raison!
    C’est vrai que c’est toujours difficile et usant d’être un précurseur et de ne pas être suivi, mais au bout du compte, les gens y arrivent quelques années plus tard. Alors, on se dit que l’on n’avait pas si tort que cela! Je l’ai vécu à mon petit niveau d’élue municipale, c’est parfois décourageant, mais prends un peu de recul, comme tu le fais, reprends ta liberté et suis ta route.
    Quant à la Biennale, cela me rappelle un petit festival de musique traditionnelle auquel j’allais tous les ans jusqu’à ce qu’il grandisse trop, soit trop réglementé, devienne un peu une « usine à gaz » et perde son âme et sa convivialité. Tu auras compris que je n’y suis pas retournée. Merci pour ta vidéo. Bien amicalement.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci aussi à toi, Élisabeth, ton message étant d’autant plus vrai qu’hier au soir j’étais au vernissage d’une exposition collective éphémère très originale où j’avais l’une de mes toiles, et c’est exactement ce que m’a dit un grand nombre de gens au courant de cette histoire, à commencer par des collègues peintres vraiment étonnés par ce que je fais !
      Je t’envoie mes amitiés,

  23. Toucouere
    | Répondre

    A Clermont-Ferrand ,ils netarderont pas à savoir ce dont ils se privent, ton dynamisme ,ton inventivité, tes talents de peintre de contact de défricheur , cela leur manquera un jour.Quant à moi je garde un si bon souvenir des deux années où on se retrouvaien pour la biennale et particulièrement celui des carnets accordéon qui était vraiment inspirant.Merci pour tout désolée de ne plus pouvoir participer à tes stages, mais je te suis toujours sur ton blog. Amitiés Josselyne

    • Alain-MARC
      | Répondre

      La page de « Clermont-Ferrand » est maintenant tournée pour moi. « Clermont-Ferrand » est une belle vitrine de ce qui se fait à l’heure actuelle, et surtout de ce qui est édité, mais est entièrement devenue à mes yeux (et pas que des miens) une manifestation uniquement programmée pour faire vendre le mieux possible les carnets édités en librairie. Si cette manifestation a le mérite d’offrir à ses exposants une belle promotion en communication autant que rencontres avec le public, et un séjour sans frais pour les exposants choisis, a-t-elle (qu’on me prouve le contraire), la connaissance infuse de tout ce qui se fait d’intéressant, le monopole de l’entière excellence en carnet de voyage, de l’impartialité des choix, et de l’objectivité ou de la clairvoyance, pour percevoir dans les dossiers proposés ce qui sera peut-être émergeant un jour ? …Ou alors, – hypothèse parmi d’autres : – est-ce une « chasse gardée » d’éditeurs qui travaillent déjà sur des projets semblables, et ne veulent pas voir des troublions arriver trop vite bousculer des projets établis ? Ce ne sont là que quelques-unes des questions que je me suis posées, la raison selon laquelle il n’y a pas assez de place pour tout le monde ne m’apportant aucune réponse à la suivante : « – pourquoi certains sont écartés et d’autres non, à qualité de recherches, de travail et d’innovation égale » ? En tout cas, les jurys n’ont aucun état d’âme quant au devenir des gens qu’ils écartent (…et s’ils « s’auto-éditent » n’est-ce pas un facteur aggravant ?), et au sentiment d’injustice qu’ils peuvent créer chez tous ceux qui proposent des dossiers solides et de qualité (qui plus est, reconnus par ailleurs) et qui sont écartés. Ils s’en moquent même éperdument, ce qui compte c’est que leur système fonctionne le mieux possible. Quoi qu’il en soit, je te remercie pour ta gentillesse, ton commentaire vient s’ajouter au très grand nombre de ceux qui me parviennent (encore) à mon adresse e-mail personnelle, en venant m’apporter leur soutien et leurs encouragements à poursuivre mes recherches et travaux actuels… Mais pour le moment, ce n’est plus aux carnets de voyage que j’ai envie de les appliquer !

  24. M f Chanel
    | Répondre

    Je ne comprends pas cette aigreur… La biennale des carnets de voyage de Clermont-Ferrand est une vitrine… trop petite pour que tout le monde puisse être sélectionné , hélas!!
    Alain, je te croyais plus intelligent ,pourquoi ne pas laisser la place aux autres.. quitte à revenir plus tard
    Amitiés. Marie France Chanel

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Tout à fait d’accord avec toi, pour ce qui est des généralités. Je te comprends tout à fait, et tu aurais entièrement raison si le travail que je proposais était non seulement vraiment comparable dans la forme et dans le fond à celui des autres carnettistes, mais aussi à ce que j’avais proposé jusqu’à présent et qui avait été précédemment accepté. Mais ce que tu dis est aussi une raison tout à fait valable pour exclure qui on veut, c’est une réalité qui est bien pratique pour se justifier. Le dossier que j’avais proposé était réellement novateur tant dans le produit (conservant cependant comme base la perception « classique » du carnet) que dans le concept : créer un univers matérialisé immense, vivant, polyvalent, intemporel, sonore et animé à partir d’un carnet « de rien du tout », le plus simple et le plus réduit possible. Alors, je ne crois pas un seul instant en la raison de refus qui est avancée (comme quoi il n’y a pas assez de place pour tout le monde – je te renvoie à ce que je réponds à « Toucouère » dans les commentaires ci-dessous), et voici pourquoi : il se trouve que ma place, je l’ai souvent laissée à d’autres qui méritent tout autant que moi de montrer leur travail, et cela volontairement, en choisissant de ne pas poser de candidature de 2010 à 2015 ainsi que en 2017 et 2018, et je suis vraiment très heureux que les personnes qui ont pu exposer aient pu le faire ces années-là (et les autres années aussi bien sûr). Hors, cette année, pour les 20 ans de cette manifestation, ce que j’avais préparé et que je proposais était unique (voir article précédent), tant par les techniques utilisées pour prolonger virtuellement le carnet, que par le sujet du carnet lui-même qui n’a encore jamais été abordé dans ce salon. Personne d’autre n’y proposait d’équivalent d’après ce qui m’a été rapporté, pour les rares proches qui on vu ce que je proposais et ont visité la manifestation de fond en comble. Je ne suis pas de ceux qui se soumettent sans rien dire quand ils ont un sentiment d’injustice, sans me battre à ma façon pour défendre ce qui me paraît être digne d’être défendu. Qui est en plus, le fruit d’un énorme travail et de vrais sacrifices. Je préfère fuir que de me ré-soumettre. Comme je pense très sincèrement que mon travail serait également rejeté à n’importe quelle autre occasion où je le leur proposerais à nouveau (si on n’en a pas vu l’intérêt cette fois, comment pourrait-on le voir une autre ?), je suis persuadé que « Clermont-Ferrand » n’est plus la vitrine objective et ouverte que j’imaginais. Je n’ai donc plus rien à y faire et je tiens à le faire savoir, et surtout, faire savoir pourquoi. Mon point de vue à ce sujet, est basé sur des réalités, car je ne suis pas le seul dans ce cas. Quant à mes travaux d’augmentation virtuelle de l’image orientée « carnet de voyage », ils s’arrêtent là pour le moment : pas la peine de continuer dans un domaine extrêmement complexe et coûteux si on n’est ni compris ni soutenu par ceux dont ce serait le devoir ! Je t’envoie toutes mes amitiés.

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