La mutation carnettiste, 1er épisode : le voyage intemporel

Ce qui compte, ce n’est pas l’apparence des choses, mais ce qu’elles cachent, ce qu’elles protègent comme un trésor, qui est fragile, presque insaisissable, un secret qu’on ne transmet qu’aux êtres de confiance pour mieux le sublimer.

Regardez ce paysage de neige : imaginez que la page s’anime, et qu’en un instant, vous soyez plongé (e) dans un espace-temps différent…

Vous entrez en communion avec l’esprit des lieux, entre l’apparition de la brume, la tache de lumière qui glisse et disparaît sur la neige, le soleil qui l’éblouit soudain à travers un ciel menaçant.

Vous voyagez entre un passé sublimé et les hivers d’aujourd’hui où le hameau s’est agrandi, mais où la magie reste la même, avant que tout redevienne calme et que ces instants disparaissent et se figent dans l’aquarelle de la page…

– Et si vous aviez touché à l’absolu ?

C’est pour exprimer différemment cette approche du monde et de l’existence, que j’élabore un nouveau concept du carnet de voyage, avec (mais ce n’est pas le seul support sur lequel je travaille), mon carnet du Saugeais, publié en fin d’année dernière.

Car, même si le carnet de papier et ses techniques traditionnelles resteront toujours d’importants vecteurs personnels d’expression, je suis persuadé qu’à un moment où tout a été fait dans ce domaine (ou presque), l’avenir passera par de nouvelles dimensions créatives, où les technologies en devenir donneront de formidables opportunités de confrontation non seulement avec le réel, mais aussi interféreront avec les notions de temps et de mémoire, en ne figeant plus l’instant, mais en le resituant dans une intemporalité tangible. Dans ce cadre, la simulation extratemporelle et la phénoménalité de l’instant sont pour moi l’avenir du carnet de voyage (puisqu’on ne s’arrête pas à un voyage dans l’espace, mais qu’on le vit également à travers différentes notions de temps, ceci étant rendu possible par les outils de l’intelligence artificielle), ce que je nomme « la mutation carnettiste », démarche dans laquelle je suis engagé, et qui me paraît irréversible.

P.S. : je vous remercie très sincèrement pour vos commentaires, car ils sont un formidable terreau d’émotion et d’échange, vraiment très constructif !

40 Responses

  1. lepere
    | Répondre

    passionnant cette idee Alain…….a suivre 🙂
    Amicalement
    Elisabeth

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Tu sais, cela fait un moment que j’y travaille, j’en reparlerai de temps en temps, mais c’est certain que je ne vais pas m’arrêter à ces premiers résultats…

  2. CONTER Annie
    | Répondre

    Bonjour Alain
    Je trouve intéressant de pouvoir animer les cieux et les lieux car cette mouvance est très naturelle. J’imagine que tu as réalisé des aquarelles à plusieurs moments différents très proches. Est-ce ainsi que tu as fait ? As tu repeint la totalité ou as-tu superposé des fonds différents ? Avec le numérique on peut faire tant de choses ! Rendre le mouvement est bien la chose la plus difficile en peinture !
    Au niveau émotionnel, je ressens que le contact avec le papier reste l’âme de l’aquarelle. L’aquarelliste voyage avec son carnet, pas avec sa caméra ! La vidéo peut être un moyen technique pour mettre en valeur, mais le coup de crayon sur la feuille blanche reste la clef du voyage intérieur.
    J’aime beaucoup peindre un paysage à plusieurs saisons, en partant du même point de vue, comme le château ou le pigeonnier de la Reynerie que tu peux voir sur le site du journal Reynerie Miroir que je dirige. Et peut-être qu’un montage vidéo des différentes aquarelles donnerait un bel effet ?
    Je suis toujours émerveillée par ta créativité. Merci pour ce beau partage
    Annie

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Oui, Annie, c’est exactement cela : un grand nombre d’aquarelles de synthèse (rapides) et entières, du même endroit, traduisant l’enchaînement des ambiances atmosphériques. Le plus dur est de retrouver exactement le même graphisme de départ, afin que la superposition au montage soit parfait en ce qui concerne les éléments qui ne bougent pas (la correction des points clés se faisant dans After Effects). C’est un travail considérable, extrêmement long et minutieux, même si on maîtrise bien l’aquarelle en tant que telle, et le numérique ensuite, bien sûr.
      J’ai été voir votre journal de quartier, il est super, et j’aime beaucoup ton book d’aquarelles qui en clôture la page (je donne le lien, tu mérites que d’autres le voient : https://reyneriemiroir.jimdo.com/). On y retrouve un peu l’esprit de ce que j’essaie de réaliser, c’est très intéressant, bravo !
      Quant à l’usage de la vidéo sur le terrain en complément du travail précédent d’aquarelle, elle n’existe pour le moment qu’en tant qu’élément annexe expérimental, mais sans rien enlever au premier processus pictural, elle va évoluer comme élément hybride qui aura toute son importance dans ce nouveau concept.
      Je développerai cela à l’avenir pour qu’on en comprenne mieux les enjeux, mais il est bien évident que je n’en conçois pas le processus comme chose facilement abordable pour le commun des aquarellistes (ne serait-ce qu’à cause des complications techniques, organisation pratique et encombrement d’objets supplémentaires à trimballer, venant s’ajouter à l’attirail habituel du peintre d’extérieur)…

  3. Daniel Pascot
    | Répondre

    Bonjour Alain

    Beau sujet, je vais me permettre d’apporter un point de vue complémentaire personnel, cet été coincé par ma difficulté de marcher j’ai passé du temps à regarder des images (dont ton carnet sur le Seauget , et le beau livre de Bernard Clavel sur l’hiver, ou les photos de Mia et Klauss) et à transcrire ma rêverie en petite aquarelle qui tout en copiant ou adaptant me permettait de me projeter. On en voit un résultat dans un petit carnet (https://c.pascot.ca/aquarelles/doku.php?id=galeries:carnets:cmp2)
    Il me semble que de cette manière j’ai approché personnellement le but que tu nous proposes dans ton billet.

    Mais voilà est-ce qu’avec cette pratique je peux communiquer aux autres ma rêverie ?
    C’est ce que par ailleurs je tente dans mon projet regards croisés (https://c.pascot.ca/aquarelles/doku.php?id=projets:regards:intro-regards).

    Je ne suis pas technophobe mais j’ai bien du plaisir à me coltiner avec pinceaux, pigments, eau et papier.

    Au plaisir de se revoir au Portugal.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Très intéressant, Daniel, ce que tu nous dis, et les éléments de ta démarche que tu partages avec nous, je t’en remercie !
      Et j’ajoute, que je suis très heureux que le bénéfice de nos échanges à tous (souvent commencés ici, dans un salon ou une expo aussi bien que dans les stages), soit le fruit d’idées foisonnantes, enrichissantes et épanouissantes en cours de perpétuel développement. Tes deux orientations d’expression mériteraient (surtout concernant celle des haïkus), d’y consacrer une vie entière !
      Passionnant !
      Alors, on continue d’échanger, de partager, de tous s’enrichir mutuellement ?
      Et cela me fait bien plaisir, que ce blog en soit un vecteur d’échange et un support de connaissances qui permette d’élargir notre « famille d’esprit » à travers le modeste moteur de mes billets et réflexions, d’expériences et de réalisations.

  4. Arlette Pascal
    | Répondre

    Oui Alain c’est chemin intéressant quand à la perception et représentation du monde, ça m’envoie sur une strophe de William Blake que je médite-rumine en ce moment:
    « Voir un univers dans un grain de sable
    Et le ciel dans une fleur des champs
    Tenir l’infini dans sa paume
    Mettre l’éternité dans une heure »
    Chercher et encore chercher, je t’envoie des gros bisous amicaux, je suis contente que nos chemins vont se croiser bientôt
    Arlette

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Arlette. Oui cette strophe de William Blak donne à réfléchir, et réfléchir encore ! Content de te savoir dans cette forme de pensée !

  5. Marianne Schneiter
    | Répondre

    Bonjour Alain,
    J’aime cette notion d’intemporalité que tu mets en exergue. J’ai souvent pensé que mes carnets ne proposent qu’un instant de mes images. J’ai essayé avec des textes personnels de traduire cette impression, mais en écrit c’est vraiment complexe. Je regarde mes photos, les photos de mes enfants, ce sont des images fixes et parfois j’aurais voulu le moment d’avant et/ou le moment d’après…
    Ta démarche m’intéresse. A bientôt et plein d’amitiés. Marianne

    • Alain-MARC
      | Répondre

      J’en rapporterai les étapes importantes ici, chaque fois que je pourrai, Marianne. C’est un travail long et complexe, qui rejoint effectivement ta problématique. Alors à +, pour la suite ?

  6. Nicole GUENIN
    | Répondre

    Le concept de l’espace-temps appliqué au carnet de voyage, quelle idée géniale! Cela fait un peu peur, mais il faut y aller, cela fait partie de notre avenir créatif et si c’est un peu difficile à concevoir pour des gens de ma génération, ce sera tout à fait compréhensible et « audible » pour les jeunes générations et celles à venir, il n’y a qu’à les voir baigner dans l’informatique comme des poissons dans l’eau. Quant au concept espace-temps il est dans toutes les réflexions de chacun d’entre nous avec toutes les interrogations qu’il pose, d’ordre philosophique et religieux. Alors ton idée d’adapter tout cela à la création artistique et particulièrement au carnet de voyage puisque ce carnet nous fait déjà voyager dans l’espace et dans le temps, est vraiment géniale. C’est un long cheminement à faire, les techniques du futur à maîtriser avec l’aide de l’intelligence artificielle qui n’en est qu’à ses balbutiements, mais cela aura au moins le grand mérite de faire participer l’art entre autres, à cette immense progression humaine qui s’annonce et ainsi cela ne restera pas uniquement une froide avancée scientifique et je souhaite que les philosophes, les peintres, les poètes et les musiciens s’y engagent chacun dans leur domaine pour sauvegarder ce qui fait de l’Humanité la partie la plus merveilleuse de l’Univers. Alors vas-y fonce, je te suis et si je ne pourrai savoir ce qu’il en sera dans un avenir lointain, je le verrai de « l’espace-temps » où je me trouverai…peut-être.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Nicole, je suis vraiment épaté par ta logique ! – Comment des gens sensés (et censeurs, j’en évoquerai peut-être certains dans un prochain billet), ne peuvent-ils avoir ton analyse ?

  7. Marianne Schneitet
    | Répondre

    Rebonjour Alain.
    J’ai oublié de dire dans mon message précédent que je recherche souvent dan mes images ou mes texte le relief des choses, pas seulement l’avant et l’après mais aussi la profondeur…
    Belle journée à toi et plein de beuax commentaires,
    Marianne

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Pour ce qui est du relief, Marianne, j’y travaille aussi, j’en reparlerai plus tard, c’est aussi un travail de malade, mais les premiers résultats sont très prometteurs (un peu de patience, j’ai besoin de plus de temps et de recherches supplémentaires pour améliorer) ! – Alors, à bientôt (j’espère), pour la suite ?

  8. Dorette Volkringer
    | Répondre

    De ta part, rien ne saurait me surprendre, j’attendais des explications tu avais déjà évoqué le sujet et l’outil informatique est ici au service de l’aquarelle, elle lui donne une dimension supplémentaire (informative, temporelle, technique pourquoi pas, poétique aussi et surtout incitative à la rêverie ou à la spiritualité avec ce ciel qui s’anime et s’ouvre vers un ailleurs que notre imaginaire sollicité peut explorer à loisir) de l’aquarelle à l’art méditatif, pourquoi pas?
    Ça me plaît beaucoup, Alain Marc tu es un grand monsieur: artiste et explorateur de l’ici, de l’ailleurs et de l’autrement !!!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Trop sympa, Dorette, et cela me fait plaisir qu’on ne se perde pas de vue ! Tu fais partie de notre grande « famille » de gens ouverts qui regardent vers l’avenir. En tout cas, merci pour ton retour, ce débat sera capital un jour, au moment où la planète saturée de nuisances et de pollutions de toutes sortes ne permettra le voyage que « autrement » !

  9. micheline vaudenay
    | Répondre

    bizarre, mais il faut être calé en cinéma ou vidéo ? Et quelles peuvent être les perspectives de ce nouveau moyen ? Dessiner, en même temps filmer ?
    Beaucoup de questions qui soutiennent ma curiosité.
    Donnes nous vite des explications (pour non initiées SVP …)

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Oui, Micheline, il est bien évident que pour le moment, ces technologies restent complexes et peu accessibles au plus grand nombre !
      Ce qui compte le plus à mes yeux, ce sont les bases, « nos » bases, que tout le monde peut pratiquer facilement, qu’il faut continuer de pratiquer et d’enrichir : le carnet « traditionnel », le dessin, l’aquarelle…
      Ce sont les points de départ (et qui se suffisent déjà en eux-mêmes), d’une aventure qui n’est pour le moment (en un premier temps au moins), qu’un champ d’exploration ouvert sur de possibles développements. De la prospective, certes, mais dont les prolongements pratiques mis au service de la pensée autant que de l’action, sont déjà une réalité en ce qui me concerne. Entrer dans ce cheminement, les dédales et les errances techniques, serait très long et compliqué, observe les résultats en spectatrice, car je crois que je ne pourrai jamais transmettre le côté technique de ce que je fais.
      Quand je me regarde parfois faire (lorsque je prends du recul) face à mes différents ordinateurs et tous les écrans que j’ai sous les yeux (avec ma pile d’aquarelles à côté du scanner), je me vois comme un paralysé qui voudrait faire un marathon… Ce que j’espère, c’est que tout cela me serve à mieux servir, traduire, et transmettre les valeurs et la beauté fondamentale de la vie. Que cela nous soit aussi indirectement utile pour mieux réfléchir à ce qui est le plus important dans la pratique artistique en s’inscrivant à la fois dans la continuité des fonctions et fondamentaux de l’art depuis ses origines, et dans leur projection vers l’avenir (puisque je ne me situe pas seulement dans les limites du carnet de voyage et des techniques de l’aquarelle).

  10. Villard Domi
    | Répondre

    Mutation, prolongation mais toujours avec ton regard d’artiste ce qui de toute façon nous donne une « autre » façon de voir les belles, tes belles , choses. ..
    Hâte d’en savoir plus !
    De grosses, grosses bises , Domi

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Quel plaisir de te retrouver, Dominique !
      Tu vois, le temps et l’espace ! C’est cela la problématique : ne pas se perdre de vue, rester dans le même champ de pensée, c’est déjà les rendre élastiques, et là, on y arrive sans dessin ni haute technologie… Pour le reste oui, je vous tiendrai au courant, et vous en reparlerai quand mes avancées seront « partageables » par tous. Grosses bises aussi,

  11. Anne Catherine Hubleur
    | Répondre

    Merci Alain de nous faire participer à ces mutations que je trouve intéressantes et surprenantes comme toutes les nouveautés que la technique nous met à disposition (pour ceux qui savent y faire!) J’aime le résultat.J’en viens à me réjouir de l’apparition de la neige sous mon brouillard automnal!
    Pour moi , le dessin, croquis et aquarelles me paraissent une œuvre d’art à part entière et propice à mille expressions diverses et personnelles.
    Bravo et meilleures pensées .Anne Catherine.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Anne-Catherine, tu vois, ce qui est super, c’est que non seulement un feedback (pardon pour l’anglicisme) existe entre les différents éléments (papiers et virtuels) existent à l’intérieur même du carnet, mais aussi qu’ils créent une projection de ceux qui les voient dans ce fameux « espace – temps » qui te déconnecte de l’instant présent !

  12. Jackie
    | Répondre

    C’est merveilleux Alain. MERCI

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, à toi aussi, Jackie, car, comme le regard des autres personnes ayant laissé un commentaire, par ton avis, ton jugement et ton expérience artistique, j’ai le sentiment d’avoir raison d’explorer cette voie !

  13. Très bonne initiative de nous ouvrir le regard sur ces montages en correspondances pièces photographiques / pièces graphiques.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Je te dirai un peu la même chose qu’en réponse aux autres commentaires et à Jackie, Nicolas, en étant persuadé que d’autres que moi qui en auront le temps, les connaissances et les moyens, vont aussi réaliser de très intéressantes choses dans ce domaine dans les prochains mois ou années… Surveillons l’avenir !

  14. Michel Montigné
    | Répondre

    Bonsoir Alain content de te voir plein de projets et de recherche pour sortir des chemins ordinaires . J’espère en savoir plus . Pour ma part je ne suis pas tenté par les nouvelles technologies. Mais je ne suis pas sourd à ton enthousiasme ! Amitiés ! Michel

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci pour ton passage, Michel. Je t’explique ce que je crois, car tu sais, je te comprends parfaitement ! Dans mon concept, le papier, le dessin, l’aquarelle, la peinture, restent le point de départ de ma démarche. Pour le moment au moins, rien ne saurait les remplacer (sauf pour les compléter, la tablette graphique, les pinceaux virtuels et d’autres moyens très nouveaux, dont je reparlerai plus tard, mais qui sont vraiment fantastiques, ce qui fera peut-être évoluer ce point de départ). Le plaisir de peindre reste cependant toujours pour moi à travers ces moyens traditionnels d’intenses moments d’échange, de communication et d’émotion vis à vis de l’univers qui m’entoure. Mais cet univers est en train de changer, car mon cheminement entre le visible et l’invisible, le formel et l’informel, le réel et le virtuel, m’emmène « ailleurs », sur d’autres territoires des champs de perception et de pensée (en même temps que le monde change réellement qu’on le veille ou non, mais c’est un autre débat). Le numérique est en train de devenir une formidable opportunité pour nous (à condition de bien s’en servir) au service de la seule chose qui ne change vraiment pas si on reste dans le cadre d’une véritable démarche artistique : l’enrichissement de la sensibilité, l’élargissement de la conscience, le regard qu’on peut porter sur le monde où on vit. Maîtriser cette évolution est difficile, techniquement et de façon créative. Il est encore plus difficile de le comprendre quand on reste lié au supports, matières et techniques traditionnelles, et tout est à faire. On y avance comme dans une jungle ou un monde inconnu, mais c’est un formidable chantier et une passionnante aventure ! Je pense cependant, que c’est ce que l’on a à dire et la façon dont on s’en sert, qui va faire passer cette part des nouvelles technologies au rang de véritables outils de création. Car, c’est toujours l’œil, la main, les autres sens, et l’intelligence humaine au final (comme dans le domaine médical et scientifique) qui restent les maîtres absolus !

  15. Marie Gérôme
    | Répondre

    Extraordinaire découverte dans tes carnets de voyages! mais toujours dans la logique de tes recherches et dans la générosité de tes partages. Là je te reconnais fidèle à toi-même et aux autres.
    Merci Alain, je vais suivre cela de près.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Quel plaisir de te lire, Marie ! Heureux de noter qu’on ne se perd pas de vue, et de voir que ces recherches ne t’ont pas laissée indifférente, mais cela ne m’étonne pas non plus de toi, connaissant ta grande intuition, ton regard aiguisé, objectif, et cultivé, sur les choses de l’art !

  16. jean greffioz
    | Répondre

    Bonjour Alain , j’attends la suite même si comme Michel l’apprentissage des nouvelles technologies n’est pas ma tasse de thé ayant trop à faire déjà avec celui de l’aquarelle .Cela dit cette démarche qui t’habite me nourrit et m’invite au lâcher-prise , à prendre le temps de l’immersion . Je remercie de l’instant aussi pour remercier chaleureusement Daniel pour le partage de son travail et de ses recherches . Bien à toi , Jean

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Jean. Tu vois, ce n’est pas important qu’on suive tel ou tel chemin, chacun a le sien, et ce qui compte d’abord, c’est qu’on avance, qu’on ne reste pas trop longtemps immobile dans celui qu’on a choisi. S’accomplir en dessin, en aquarelle, en peinture, est déjà, en soi, un formidable et merveilleux chemin. Mais ce qui est plus important encore à mes yeux, c’est que ces chemins se croisent et croisent les nôtres. Car sans les autres on n’est rien : les commentaires que vous laissez ici (même sans référence créative ou technique, les cris du cœur étant si importants), le travail de chacun, les références d’Annie, d’Arlette, de Daniel, de Michel, les mots et considérations de toutes et tous les autres, le renvoi aux sites de ceux qui en ont un pour partager le résultat de leur propre création, etc., sont un fabuleux terrain d’échange et de réflexion, un véritable terreau d’épanouissement partagé. Et chaque commentaire (même deux mots), est infiniment précieux, aussi important que le billet publié qui en amorce l’existence. C’est ce qui fait l’intérêt d’un journal en ligne comme celui-ci : s’il permet à chacun de se retrouver dans un même élan de progression au profit de tous, c’est aussi un creuset de vie ! (D’où l’importance pour moi, de répondre à chacune, chacun, avec la même écoute, bienveillance, et attention : le temps que j’y passe est également un temps de réflexion, qui me permet de prendre du recul pour mieux avancer, ou en tout cas, pour avancer en plus grande conscience de l’existence d’autrui).

  17. Jacques HERVE
    | Répondre

    Bonjour Alain
    très novatrice cette idée, je n’imaginais même pas que cette idée pointait dans l’esprit d’un artiste, mais quelle bonne idée.
    J’ai déjà hâte de connaître la suite de cette aventure technologique avec de belles aquarelles qui plus est dans de belles régions !!! …
    A bientôt Jack H

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Jacques. Je pense que je ne vous décevrai pas dans le devenir de cette idée, car tout ce qui peut nous projeter dans un avenir constructif, positif, et apte à nous grandir, ne devrait en principe pas nous décevoir. Hors, j’essaie de me situer dans cette dynamique, mais la tâche est immense ! Alors, à + pour la suite !

  18. Christophe DESRAYAUD
    | Répondre

    Alain, c’est génial comme concept.
    Par contre heureusement que nous avons la vidéo pour comprendre le texte qui est très général.
    Peut être caches-tu d’autres options pour les prochaines publications….
    Poursuis cette voie, nous avons hâte de suivre ta voix.
    A bientôt mon ami

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Christophe. Venant d’un artiste engagé et sincère comme toi, ton commentaire apporte beaucoup à ma réflexion. Pour le texte oui, je reste très « généraliste » dans ce que je dis : c’est que j’ai des tas de choses en « chantier » qui déboucheront ou pas sur des résultats concrets, et il est vrai que d’autres options sont en suspens… Cette voie risque d’être aussi longue et compliquée que ce que j’ai fait jusqu’à présent, mais je compte bien aboutir, j’en reparlerai !

  19. adyne gohy
    | Répondre

    Bonsoir Alain,
    Beau et nouveau concept pour nous faire découvrir votre talent, qui est reconnu.
    Bravo et merci pour ce beau partage.
    Amicalement.
    Adyne Gohy

    • Alain-MARC
      | Répondre

      C’est très sympa, Adyne, et cela va me rapprocher des Arts et des Lettres que je n’oublie pas, mais dont mon planning surbooké m’a tenu éloigné depuis trop longtemps !

  20. Élisabeth
    | Répondre

    Bonjour,Marc,
    J’assimile ça à une sorte de dessin animé (anima, l’âme). Mais, je ne comprends pas le principe technologique ni l’idée qui te conduit sur ce cheminement. Sans doute et-ce parce que le temps que je passe à dessiner est suspendu. Ni perdu, ni pris, juste disparu. Alors, vouloir le saisir, se l’approprier, et en quelque sorte, le tordre, me laisse avec un blanc dans la tête. Rien ne me vient sauf le fameux dessin animé.
    Je vais suivre le fil…
    Élisabeth

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Oui, tu as raison, ce sont des animations qui mélangent travail de terrain et d’atelier, informatique, photo, vidéo, Internet et techniques traditionnelles. Je bûche la chose pour arriver à la maîtriser tout seul (comme je l’ai déjà fait avec la chaîne graphique qui part du carnet dessiné et peint et se termine à l’alignement des réglages et profils des machines d’impression pour la réalisation du livre en imprimerie, où c’est finalement assez facile par rapport à cette aventure). Non, pas à la portée de tout le monde pour le moment, car là aussi j’avance tout seul de bout en bout (alors que c’est une véritables équipe qu’il faudrait), ce travail étant considérable et représentant des nuit sans sommeil pour une seule page réalisée. Et aussi, en amont, une énorme anticipation sur le terrain qui ne permet pas d’entamer une page de carnet comme on le fait habituellement devant son motif… L’idée est d’aller bien plus loin dans notre perception du vivant autant que dans la manière de le traduire et de le partager, mais aussi pour aider les autres à « mieux vivre » à travers le regard d’intériorité que je porte sur l’existence, car j’estime qu’à un moment où tout le monde est capable de faire de magnifiques carnets, où tout dans ce domaine a été fait ou presque, l’avenir est ailleurs.

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