Traversée de l’Inde du Sud, stage carnet de voyage  aquarelle : le résumé.

Nous voici revenus de cette fantastique traversée picturale de l’Inde du sud de plus de 1150 km, du golfe du Bengale à la mer d’Oman, du Tamil Nadu au Kerala…

Même si résumer ces semaines de voyage et d’aquarelle en un seul article de blog est totalement impossible, ces petites photos puisées parmi des milliers vous en diront sans doute davantage qu’un long discours. Là aussi, il fallait faire un choix et ce ne fut pas facile, tant les rencontres, les découvertes, les expériences de voyage furent nombreuses et variées, parfois totalement déroutantes.

L’ambiance était donnée dès le départ avec le travail de mise en route du carnet réalisé par Laurette (et quelques autres) dans l’avion qui nous emmenait vers le Qatar où nous changions de vol pour Chennai :

Quand nous contournons Bagdad et Mossoul par le nord avant de mettre le cap sur Doha, les montagnes turques complètement enneigées laissent la place aux vents de sable du désert, et à l’arrière de l’A320, tout en vaquant à leurs occupations, les hôtesses de l’air sont le sujet des croquis de Laurette.

Une bonne partie de l’équipage viendra admirer ces premières pages, et les jeunes femmes saisies dans leur activité professionnelle quotidienne se souviendront longtemps de ces passagers pas comme les autres, qui dessinaient tout le temps !

– Alors, comment résumer ce voyage, si ce n’est en le divisant en chapitres simples par ce qui le caractérise le plus ?

1) Les carnets de voyage et les aquarelles réalisées :

Même si tous les carnets réalisés au cours de ce périple sont magnifiques (carnets reliés, à spirale, dos cousu ou accordéon), j’en parlerai peu ici, vous laissant imaginer ce qu’ils peuvent être avec seulement deux ou trois extraits, afin de garder ce privilège aux participants, et ce n’est que si l’un d’eux souhaite être publié dans ma série des carnets e-books interactifs que j’y reviendrai. En attendant, voici ces quelques extraits au milieu des photos qui suivent.

Moments magiques passés dans le village de Baburajapuram :

des scènes que Gauguin aurait certainement beaucoup appréciées,

des pages parmi les plus authentiques de nos carnets…

2) Le groupe, la route :

Le groupe des carnettistes participant à ce stage était important (niveau 3 de mes stages exigé, c’est à dire autonomie acquise) autour d’un guide interprète parlant parfaitement les nombreux dialectes de cette région (Monsieur Singh Bhanwar), guide secondé par un chauffeur et son aide, éléments indispensables à la réussite de trajets plus ou moins longs sur des routes dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont chaotiques et encombrées, la logistique depuis la France étant organisée une fois le circuit envisagé validé, par mon partenaire spécialiste des voyages lointains « Culture au Cœur« .

Ici, les derniers participants à ne pas être encore montés dans

notre bus embarquent pour le voyage, en arrivant à Chennai.

Sur la Bypass Rd, route de Kanchipuram.

3) Les paysages :

Des sauvages rives du Golfe du Bengale où se pratique toujours la pêche côtière à la pirogue monoxyle (les filets étant ramenés depuis le rivage à la force du poignet), jusqu’aux verdoyantes rizières du Kerala, nous n’avons eu le temps que de situer le paysage dans la vie quotidienne des Indiens, ce qui est déjà un élément fondamental de la compréhension de l’univers qui nous entoure dans un périmètre donné.

Halage des filets sur la plage à Krishnan Karanai (Chengalpattu) sur les rivages du golfe du Bengale (j’ai dessiné des scènes identiques au Ghana en bordure du golfe de Guinée lors de la réalisation de mon carnet de voyage des perles de verre Krobo).

Pêcheurs près d’une barque à Chennai (carnet Catherine BESSON).

La Periyar (« Grande rivière ») fleuve coulant vers l’ouest, long de 244 km, à Kottai Medu.

Rizières entre Mugaiyur et Paramankeni sur la East Coast Road avant Pondichéry (démo de prise de notes en pochade rapide sans dessin préalable).

Bougainvillées dans la vallée de Gudalur, sur fond montagneux du Surili à l’extrême sud du massif des Ghâts occidentaux.

Deux pages du carnet de Christine BROUSSARD, entre Tamil Nadu et Kerala.

Deux de nos bateaux sur le lac du Periyar, à la découverte de la réserve naturelle et de sa faune sauvage.

Évelyne entre marchands de poissons et carrelets chinois à Cochin.

Les carrelets de Michel LEVILLAIN en cours de réalisation.

4) Les temples, la vie religieuse :

Innombrables ! L’inde du sud est réellement différente de l’Inde du nord, et parmi ces différences, le caractère particulier des temples, avec leur importance, leur ampleur (souvent sur plusieurs hectares), leur architecture et leur histoire, a été au cœur de nos carnets comme autant de joyaux à découvrir et à traduire, tous différents, certains grouillant de vie et de dévotion…

Le Temple de Brihadesvara — d’après le nom de son constructeur — consacré à Shiva (appelé aussi temple de Râjarâjeshvaram ou Sri Bhagadeeshwar Temple) à Udayarpalayam. Ce temple hindou splendide situé dans le district de la ville de Tanjore dans l’État du Tamil Nadu est une réalisation exemplaire du style dravidien d’architecture religieuse (impressionnant par sa hauteur, sa colonne d’or, la sculpture monumentale du taureau Nandi à son entrée, etc.).

Le sanctuaire de Mahishasurarmardini à Mahabalipuram, un incroyable ensemble de temples monolithiques entièrement creusés dans la roche (granitique !). Très peu de temps pour travailler sur ce site assez fréquenté, mais rencontre avec une vraie merveille architecturale.

Parmi les temples où nous avons eu assez de temps pour travailler, le temple d’Agastheswarar (Airavatesvara en français) à Kumbakonam (district de Tanjore) est un lieu sacré magnifique consacré à Shiva, le temple vivant par excellence. Nous nous y sommes trouvés au moment du culte à Nandi au cours d’une cérémonie très émouvante.

Au cours de la cérémonie du culte de Nandi au temple d’Agastheswarar. Nous y étions seuls parmi les hindous, baignés dans la rare beauté des lieux, où nous avons pu méditer, admirer les magnifiques sculptures, et nous imprégner de la force énergétique qui se dégage de cet endroit extraordinaire, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le temple de Darasuram esquisse rapide de Catherine BESSON

Le temple de Brihadisvara à Tanjore (ou Brihadeeshwara, nommé ici le « big temple »), est une splendeur de l’architecture Chola (Xe siècle style drâvidien d’architecture religieuse). Dédié à Shiva, il est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Nous y vivrons des moments de peinture merveilleux, entourés des nombreux pèlerins se rendant au cœur du sanctuaire à son vimana qui domine la grande cour de ses 70 mètres de hauteur.

L’une des entrées monumentales du temple de Brihadisvara.

Nous sommes ici à l’une des entrées du temple de Sri Ranganathaswamy, à Srirangam : une nouvelle découverte, une nouvelle révélation. Cette monumentale porte fait partie des entrées gigantesques qui se succèdent avant d’aller plus loin dans ce sanctuaire, qui est considéré comme le plus grand temple hindou du monde encore en activité, mais au cœur duquel les non-hindous ne peuvent aller au-delà du sixième mur où se trouve une extraordinaire salle au plafond doré.

En sortant du temple Sri Ranganathaswamy : impressionnante rencontre avec les membres d’une confrérie de Jalālî (fakirs) — rendus invulnérables au fer et au feu grâce au charisme du saint qu’ils vénèrent à l’occasion de ses « Noces » avec Allah — où les violentes mortifications rituelles qu’ils s’infligent procèdent d’une véritable mystique mise en acte, expression d’un certain fondamentalisme dans une tradition encore bien vivante en Islam indien (je ne vous montre pas des photos plus impressionnantes encore, c’était « indessinable »).

5) Quelques rencontres fortes :

Hormis celle des Jalālî cités ci-dessus, quelques rencontres moins brèves avec la population locale nous ont particulièrement touchés tout en apportant à nos carnets de très intéressants sujets. J’en choisis quelques-unes parmi un grand nombre, qui ne nous ont pas laissés indifférents :

Formidable rencontre avec les enseignants et les enfants de l’école primaire du petit village de Kadambadi à l’occasion de la fête scolaire de fin d’année pendant la fête nationale indienne.

Avec les artisans des petits métiers de Pondichéry, dans la St Ange Road (ici le carnet de Michel LEVILLAIN).

Devant l’Immaculate Conception Cathedral de Pondichéry, avec des musiciens de mariage, succès assuré pour Christine et Sylvie (mais pour tous les autres aussi non loin de là).

Toujours à Kadambadi, en dessinant la préparation des offrandes devant le temple du village.

Yahsmina, hijra transgenre, pose pour nous sur la plage de Chennai.

Rencontre particulièrement troublante avec le « troisième sexe » ni homme ni femme, qui appartient à une caste à part entière. Il y aurait beaucoup à dire pour expliquer (et comprendre) les hijras, nées garçons ou « intersexes », et forcées de vivre en marge de la société en Inde. Selon les anciens textes sanskrits, elles se consacrent à la déesse Bahuchara Mata ou à Shiva, vivent en communautés organisées autour de relations entre gurus (maîtres) et chelas (disciples). Inspirant à la fois crainte et fascination, leurs services sont demandés lors de mariages et de cérémonies de naissance, à l’occasion desquelles elles dansent, chantent et apportent leurs bénédictions, mais marginalisées, bon nombre d’entre elles sont contraintes de vivre comme des intouchables ou de se rabattre sur la prostitution pour survivre…

Mon rapide portrait de Yahsmina.

6) Ambiances et couleurs :

Là, nous avons été plus que servis ! L’Inde du Sud est une véritable fête pour le peintre voyageur, ces photos parlent plus qu’un long discours, de très belles pages ont été réalisées (n’ayant pas eu le temps de photographier ces pages, je compte sur l’envoi de quelques-unes pour vous en faire part dans de prochains articles).

La préparation des offrandes devant le temple à Kadambadi.

Une maison à Andipatti Jakkampatti.

Sur le marché aux fleurs de Madurai.

Florilège de saris à Udayarpalayam.

Une page du carnet de Christine BROUSSARD

7) Animaux, faune, flore :

– Savez-vous dessiner un éléphant, un singe, des antilopes, des buffles, des oiseaux multicolores ?

L’éléphant « sacré » du temple de Sri Ranganathan Kaveri à Tiruchirapalli (sacrément doué en tout cas, pour récupérer l’argent des pèlerins avant de les bénir d’une caresse sur la tête du bout de sa trompe).

…Et son frère sauvage de la réserve Periyar. – Lequel est le plus heureux ?

Singe voleur de carnets en train de tester un pinceau à réservoir de la marque Pentel…

(Oui, oui, Christine s’est fait chaparder tout son matériel, mais comme il n’était pas bon à manger, le petit voleur le lui a rendu) !

8) – Et nos moments « à nous » (hôtels, restaurants, etc.) ?

Si nous avons parfois partagé l’univers très simple (mais non moins chaleureux) de la plupart des hindous en voyage (lors d’une escale en particulier), la qualité d’accueil généralement réservé à nos principales étapes était parfaitement adaptée à la récupération et au repos nécessaire après nos longues journées, comme ici à l’hôtel Heritage de Madurai, où nous disposions tous d’une superbe suite avec piscine et patios privatifs…

L’un des couloirs du très bel hôtel – musée Indeco Swamimalai de Thimmakudy

L’un de nos repas aux chandelles, sur la terrasse privative qui nous était attribuée au charmant petit hôtel colonial de style portugais à Cochin.

Certainement nos plus agréables hôtels (house-boats flottants et navigants ceux-là) : nos trois kettuwaloms, anciennes barges à riz, qui nous emmenèrent en croisière sur les backwaters du Kerala, cet immense réseau de canaux serpentant dans un verdoyant paysage entre cultures vivrières et rizières à l’ombre des palmiers et des cocotiers.

« L’atelier flottant » de notre house-boat, dans le séjour du carré ouvert à l’avant sur un décor de rêve qui défile doucement…

Avec sur chaque rive, des villages anciens d’une rare authenticité, uniquement accessibles en bateau,

et puis, tout au long de la journée des paysages merveilleux à découvrir.

Depuis le bastingage de notre kettuwalom, une vue sur les backwaters à la tombée de la nuit : silence, chants d’oiseaux et enchantement pour nous endormir sur des rêves aux couleurs d’une Inde romantique et éternelle, dont seuls nos carnets et nos mémoires garderont la trace

Au moment où se tourne la page de ce stage hors du commun, voici déjà celui qui vous attend (totalement différent, mais tout aussi passionnant, également l’un des plus beaux de l’année) : « Paysages et ambiances de neige en Jura Oriental ».

Il reste encore deux places à prendre dans cette session qui se déroulera du 11 au 17 mars prochain dans les splendides paysages des crêtes frontalières du haut Doubs, à partir de la chaleureuse maison de Christiane COLIN (semaine ajoutée à la précédente déjà complète depuis longtemps).

Pour en savoir plus, écrivez-moi en cliquant ici, je vous en enverrai les modalités, tarifs, bons d’inscription, et autres éléments d’information.

18 réponses

  1. Nicolas globle croqueur
    | Répondre

    Tu as emmené tes stagiaires sur le Paradis sur Terre et tu nous en fais découvrir les meilleurs moments. Merci pour ce partage. Amitiés. Nicolas.
    J’ai complété ma publication de janvier par l’ajout du lien sur cet article..*
    http://croqueurdenature.blog.lemonde.fr/2018/01/13/voyages-aquarelle-alain-marc-2018/

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci à toi Nicolas. Ton temple ressemble tout à fait à ce que nous avons vu et dessiné là-bas, magique !

  2. Ricci
    | Répondre

    Quel extraordinaire voyage que celui-ci… en plus, quelle formidable organisation !!!! Tu les bichonnes tes stagiaires !!!! De gros bisous !!!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Jo, c’est vrai qu’il est difficile de réunir tant de choses belles, extraordinaires, rares et motivantes à la fois sur un voyage de cette ampleur (tant par la distance parcourue que la durée du stage) surtout avec une formule « clé en mains » de Paris à Paris A-R, mais quels cassements de tête, d’énergie et gestion d’imprévus il faut déployer pour que tout se finisse en beauté (si-possible) ! En tout cas, toi qui as connu un sympathique et tout simple « Portugal », tu peux imaginer la même chose puissance 10 pour tout ! Je t’envoie mes amitiés, A. MARC

  3. Christine Broussard
    | Répondre

    Excellente description de ce voyage enchanteur. J’y pense tous les jours et en complétant mes carnets je revis ces moments d’amitie, de couleurs, saveurs et sourire reçu de ce charmant peuple indien! Heureuse de t’avoir connu Alain et d’apprecier tes conseils sur l’architecture des carnets!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Christine ! …Et pourtant tu es tombée sur une session plutôt compliquée (mais vu la thématique du stage c’était plutôt normal qu’elle le soit), où je n’ai guère eu la possibilité de déployer toute l’aide que j’avais envisagée et préparée pour vous ! En tout cas, je te remercie beaucoup pour toute l’aide que tu m’as apportée chaque fois que nécessaire.

  4. Panetta sylvia
    | Répondre

    J’ai beaucoup aimé cette découverte
    de l’Inde à travers vos photos , vos carnets de voyage et vos commentaires .Merci
    Sylvia , cousine de Christine BROUSSARD

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Sylvia, c’est très gentil ! Si j’avais eu un peu plus de temps j’aurais fait une compilation de mes vidéos, un jour peut-être, j’espère !

  5. Celine
    | Répondre

    Ravi d’avoir fait le voyage a travers tes photos et commentaires descriptifs du voyage en Inde Marc, si seulement j’habitais plus pres… Toutes mes felicitations pour cette énergie inconditionelle tant dans le parcours de preparation que sur le terrain. Magnifique! Bravo!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Céline, mais tu sais ce ne fut pas si évident que cela…

  6. INGRID RAVAL
    | Répondre

    QUEL RICHESSE D INFORMATIONS ET DE BELLES PHOTOS TON REPORTAGE DE STAGE ALAIN, EGAL A TOI MEME, TU NOUS NOURRIS DE DELICATESSES ENCHANTERESSES SI BIENFAITRICES ALORS QU ICI UNE NOUVELLE PERIODE DE FROID NOUS ENVELOPPE, LA CHALEUR INDIENNE EST DIVINE GRACE ENCORE ET TOUJOURS A TOI. BISOUS DE MOI.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci beaucoup Ingrid ! Heureusement que ta gentillesse réchauffe aussi, car ici, ce n’est effectivement qu’un froid glacial que je retrouve !

  7. gaullier jackie
    | Répondre

    Merci infiniment Alain de nous faire partager votre voyage. C’est superbe, les stagiaires ont vraiment dû se régaler. J’aurais vraiment aimé être de la partie, mais par ton reportage, nous partons avec vous. Merci encore !!

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci toi Jackie, c’est effectivement en priorité pour les personnes qui ne peuvent venir que je fais un petit résumé chaque fois que possible (et même mieux si j’en ai le temps avec des vidéos et des billets plus ciblés) !

  8. lepere
    | Répondre

    merci Alain …toujours agreable de voir tes reportages et les differentes aquarelles…..ca me rappelle mon voyage en inde du sud il y a 4 ans ……….j y retourne grace a toi :-)))
    bises
    Elisabeth

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Oui, c’est vrai que l’Inde (en tout cas dans les temples, la campagne, certains autres endroits) paraît ne pas changer…

  9. Aujourd’hui vendredi saint. Je viens de restorer un « Dernier Repas » ou « la Cène » faite d’apôtres en plâtre poses sur un socle de bois pour une dame ici de Floride, apres ces efforts, j’ai eu envie de me replonger dans l’Inde du Sud a travers les commentaires d’Alain Marc et belles photos qui sont la pour nous ravir!
    Par courrier sépare je vais envoyer ma peinture murale que je viens de completer dans le jardin et qui plonge ma famille et mes amis dans ces moments d’Inde du Sud en peignant les « Peacocks » et utilisant la couleur jaune que nous avons vu partout sur les constructions portugaises!
    A bientot de nous retrouver en mai?

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Super Christine ! Cette restauration doit être magnifique, et je suis sûr que le jaune indien sera source très positive d’inspiration pour toi ! à bientôt,

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