Deuxième étape en peinture : dépasser ses propres horizons (« le début de l’Aventure »).

Les moyens de l’Ailleurs : vous ne les trouverez pas dans les recettes miracles ni dans les coachings "infaillibles" des réseaux sociaux, parce qu’ils sont le fruit du chemin personnel accompli avec l’obstination, la foi, la constance, et l’enthousiasme de l'acte créatif qui vous anime dès ses origines (quel que soit le moment où vous vous êtes mis en chemin, et une fois supplantées les contraintes techniques incontournables libérant votre expression).
Le rôle universel de l’acte créatif doit donc vous ramener aux fondamentaux aptes à vous révéler à vous-même en harmonie avec les autres et le reste du monde, ce qui ne peut être ni transmis ni enseigné, car produit de l’engagement et du sens que vous avez donné à votre art dans votre propre cheminement, et de l’expérience de transmutation qu’il vous a apportée en retour..

Maquette de ma première "aquarelle spatio-temporelle" en cours d'amélioration à l'atelier

Cet article fait donc suite au précédent « Première étape en peinture : ressentir et exprimer. (Le visage de l’Absolu) », ou il est bien évident, qu’au départ il faut apprendre à parfaitement maîtriser les outils et processus techniques des disciplines créatives qui vous permettront de définir l’horizon de votre libre expression.
Aujourd’hui, les écoles d’art sont en principe faites dans ce but (souvent en commençant par développer son concept avant même toute considération technique), mais beaucoup de grandes figures autodidactes se sont réalisées et affirmées sans cela, quant aux hommes préhistoriques, ils communiquaient avec les forces surnaturelles régissant leur vie sans en avoir besoin, leur art témoigne suffisamment de cet « essentiel » que les plus grands spécialistes n’arrivent pas à clairement définir (mais c’est une autre histoire dont nous reparlerons un jour)...
Revenons au présent : pour les uns, les limites de cette libre expression s’affirment par ce que je nomme le « style personnel » (la « manière », la « facture », produit du talent ou aptitudes particulière qu'il faut développer), ce qui peut déjà être le but et l’accomplissement d’une vie toute entière (plus ou moins rapidement atteint selon les prédispositions de chacun et les circonstances de son édification, la plupart de beaucoup de « maîtres » restant d’ailleurs dans cet espace noble et accomplissant qu’ils ont créé avec leur art, reflet de leur virtuosité et de la projection de leur être).
Pour les autres (là, une pensée spéciale pour Picasso qui faisait partie de cette catégorie), le « style personnel » et l’accomplissement qui lui est lié par une sorte de « toujours mieux » n’est qu’un leurre, une sorte de « drogue créative » synonyme d’enfermement dans lequel on peut avoir l’impression de ne pas tourner en rond, alors que cet horizon de la maîtrise d’expression devient vite et insidieusement étriqué, limitatif, oppressant, tyrannique, sans que nous nous en apercevions, surtout si tous les éloges ou reconnaissances du monde viennent en flatter l’aspect et la teneur, ce dont notre ego ne peut que se ravir.
Il ne reste donc à ceux-là qu’une seule chose à faire (peu importe qu’ils soient déjà célèbres et « reconnus » ou plus modestement anonymes comme moi) : dépasser cet horizon pour en découvrir d’autres, et poursuivre plus loin l’aventure de la création !
C’est ce que je vous invite à éprouver maintenant, avec tout le potentiel d’aléas, de déceptions, ou d’imprévus de toutes sortes qui peuvent venir perturber cette occurrence (particulièrement dans la nouvelle expérience que je vais partager avec vous), mais aussi avec toute la joie, l’enthousiasme et l’émotion de dépassement qu’elle peut induire !

Processus :

D’abord, se fixer un but, pour moi, approcher les pulsassions secrètes du monde sur un thème défini, en dépassant l’aspect limitatif de leur perception concernant le cadre du tableau restreint à deux dimensions (– fussent-elles l’illusion des trois par le truchement de la perspective ou du relief réel - ou induit - des illusions optiques -).
Attention : bien adapter à ses possibilités et acquis personnels le but qu’on se fixe (ne pas se lancer dans un projet irréalisable si l’un des éléments ci-dessous ne peut être respecté).
Ensuite, bien rester dans les conditions psychologiques de réussite (importance du mental) :
- ne jamais se décourager et accepter l’échec est la première,
- avoir une confiance inébranlable en la réussite (ou dans les enseignements de l’expérience en cas de difficultés), est la seconde (il y en a des tas d’autres, mais ce sont les deux plus importantes).
De même pour les conditions physiques : être en parfaite forme physique pour son projet (qui permette d’appréhender tout le sujet dans son contexte jusqu’à la fin des phases d’implication active, ou adaptation par de l’aide extérieure en cas de handicap / difficultés personnelles), entraînement optimal en cas de recours à des pratiques exigeantes ou complexes si utilisation d’une activité physique particulière (surtout si emprunt au domaine sportif dans lequel mental et physique doivent être au maximum de leur potentiel).
Enfin, se donner les moyens techniques : là, ne rien négliger, tous les moyens matériels et « outils nécessaires » doivent être choisis en conséquence du projet créatif, une « checklist » étant la base d’une bonne préparation à l’action sur le plan matériel.

Cheklist du matériel spéléo : avoir la liste écrite et tout vérifier (ne rien oublier surtout côté sécurité, le matériel aquarelle doit être en boites étanches).

Maintenant, l’expérience de ce « dépassement d’horizon » : nous allons la vivre ensemble, vous de ce côté de l’écran, moi de l’autre « comme si vous y étiez », grâce à son futur partage au jour le jour, dont l’objectif est de créer un nouveau concept pictural basé sur l’usage traditionnel de l’aquarelle et de la peinture qui permettrait de projeter à la demande (ou géolocalisé) l’espace virtuel de l’expérience créative dans lequel quiconque pourrait « entrer » en le visualisant avec son smartphone (ou tablette) sous forme de sphère virtuelle, grande « bulle » spatio-temporelle pour nous émerveiller autant que nous faire réfléchir.
Sujet de cette expérience : la synthèse d'une rencontre entre les esprits de l'air et de la terre, ici, près de chez moi, en milieu karstique.
Cette rencontre entre les deux entités (ciel et terre) ne peut se faire qu’en haute montagne ou à l’entrée d’un gouffre assez largement ouvert, pour que la notion de « montagne à l’envers » puisse être envisagée comme lieu d’échange actif entre ces deux éléments, dont l’eau est le fil conducteur.
Je devrai donc m’imprégner de ces deux milieux : celui des espaces souterrains, et celui du champ aérien (sans oublier l’eau, vecteur de cet échange).

L’expérience va se dérouler en 4 parties :

1) - les tests et essais préalables (réglages divers pour aborder les éléments concernés en toute sécurité), étape qui est presque terminée (voir photos),

2) - la phase active de réalisation d’aquarelles d’étude au cœur même des éléments (phase séparée en 2 expérimentations picturales distinctes : une pour la terre, une pour l’air),

3) - la réalisation pour chaque entité d’une sphère picturale spatio-temporelle virtuelle construite à partir des aquarelles d’étude précédente, symbolisant l’esprit des lieux de chaque élément,

4) – la peinture virtuelle finale de grandes dimensions en amplitude spatiale (« visitable » comme les précédentes par accès en immersion numérique) conçue en atelier, qui exprimera cette rencontre entre les esprits de l'air et de la terre comme sujet de réflexion sur notre implication dans le devenir de notre planète et sujet d’émerveillement concernant ses beautés secrètes.

1 – Tests et essais préalables

a) De l’aquarelle de terrain « classique » aux essais de projection picturale sphérique :
Là, je vais résumer les essais que je mène depuis plusieurs mois en parallèle de mes Réalités augmentées habituelles pour aboutir au prototype d’une aquarelle virtualisée sous forme de sphère « spatio-temporelle » (parce qu’on fait aussi un voyage dans le temps avec l’audio enregistrée au moment de la peinture, et qui s’entend de « l’extérieur », avant même qu’on entre dedans, faisant ainsi un voyage sonore dans le passé de l’instant de création).

Une première aquarelle de terrain "classique" de l'arche vue de l'extérieur, pour s'imprégner des lieux en arrivant sur le site.

Ensuite, sous l'arche, 2 aquarelles semi-hémisphériques (à 180° dont celle-ci), une à partir de mon plan sagital avant, une depuis mon plan sagital arrière, pour préparer l'aquarelle sphérique virtuelle.

b) Sujet du prototype d'essai : rien d’autre qu’une arche naturelle de calcaire dolomitique faisant partie du groupe des Arcs de Saint-Pierre sur le Causse Méjean (sujet s’approchant un peu du thème de la terre pour ce premier test, commencé par 1 aquarelle de terrain "classique" pour en saisir la lumière, les effets, et s'imprégner des lieux).
Ensuite, sur le plan théorique, il m’a fallu élaborer un embryon de « perspective sphérique - projetée » (mélange intuitif de perspective curviligne sphérique de A. BARRE et A. FLOCON, et de projection cylindrique équivalente de Gall-Peters) que j’ai décomposée en 2 aquarelles correspondant à peu près à 2 visions hémisphères à 180° (par comparaison à notre angle naturel de vision limité à 30°) mais je ne suis pas content du résultat ni de la reconstitution par assemblage qui donne l’équivalent approximatif d’une vue en projection cylindrique équidistante (j’y ai pas mal "galéré" pendant le stage de Provence, car je suis nul en math – hors stage la nuit, bien sûr -, pour aboutir à ma première sphère picturale finalisée ci-dessous), mais on peut vraiment mieux faire !

Avec mon aquarelle "spatio-temporelle" de l'arche naturelle de Saint-Pierre virtualisée, au fond du jardin (je peux la projeter où je veux - en exposition par exemple -, et la faire "visiter" puisqu'on peut entrer à l'intérieur comme si on était sous l'arche ; on y entend le vent, le chant des grillons et des oiseaux).

b) Préparation physique / mentale pour la partie « spéléo » (côté « terre ») de l’expérience de synthèse pour aller à la rencontre des esprits de la terre : inexistante pour accéder aux Arcs de Saint-Pierre (car rando plus que facile et très courte), par contre, cela ne va pas être la même chose pour le projet en cours où je vais redescendre dans le gouffre choisi et déjà testé (mais celui-ci n’est pas non plus exigeant dans ce domaine pour un spéléo « normal », cela me demandera juste la motivation, l’engagement, et les efforts nécessaires, avec un grand merci à mes camarades spéléo pour leur accompagnement, je précise que cette séquence picturale de mon "expérience" fait aussi partie d'un projet plus ambitieux dont je vous reparlerai plus tard).En fait, ici avec mes camarades spéléo, j'ai déjà pu m'entraîner un peu sur cette descente en rappel et la remontée aux jumarts, les repérages en bas pour le futur travail d'aquarelle sur le motif n'étant qu'une simple formalité par rapport aux longs séjours picturaux au fond de l'Aven Noir...

b) Préparation physique / mentale pour la partie de l’expérience picturale en « vol libre » (côté « air », en parapente), pour aller à la rencontre des « esprits de l'air » : là, juste le sérieux nécessaire dans la préparation physique, mais vraie motivation mentale, car le vol sera soumis à une réglementation aérienne très stricte pour le plan de vol qui se situe en sur un itinéraire conditionné par la TMA d’un aéroport proche. De plus, même si un entraînement régulier me sécurise pour le vol, le pilotage sera lié aux aléas aérologiques (le but est de survoler le causse traversé par les réseaux du gouffre au gré des ascendances) ce qui conditionnera ma peinture aérienne, puisque je devrai continuer de piloter avec réactivité dans les thermiques à la sellette du harnais et d’une main pendant que je peindrai de l’autre pour rester maître de mon aéronef (tout en filmant ce que je ferai pour l’analyse débriefing qui me servira pour d'autres projets de la sorte) ; en tout cas, l’engagement sera tout autre, alors, j’attends le créneau météo parfait pour tenter cette partie de l’expérience (quitte à attendre à l’automne ou s’il faut à l’an prochain, mais les essais déjà réalisés sont bons, ils m’incitent surtout à améliorer mon statif de peinture qui se referme en vol sous la pression du vent relatif)…

En plein entraînement ces jours derniers pour peindre tout en pilotant.. Ce n'est pas gagné, cela va être du sport dans les thermiques où on est balancés comme des fétus de paille dès qu'on est mal centré (sachant qu'en vol calme, mes premières aquarelles ne sont pas "géniales"), mais bon, c'est aussi la rencontre avec les "esprits de l'air" qui veut cela, et après tout, comme compte pour moi en priorité la spontanéité, ils peuvent aussi se manifester de cette façon, et il vaut mieux une petite aquarelle spontanée et inachevée qu'une grande lourde et statique !

L'une de mes aquarelles tests inspirée par les "esprits de l'air"

c) Préparation technique et matérielle :
- côté « terre » (pour le gouffre) : le matériel habituel + le matériel peinture et vidéo,
- côté « air » (pour le vol) : matériel habituel (dont parachute secours) + le statif aquarelle + le matériel vidéo.

Alors, à bientôt pour la suite !

Le pliage du parachute de secours, garantie supplémentaire de sécurité pour la partie "air"

Le matériel "vol" doit être le plus léger et fonctionnel possible (surtout si je rentre en faisant du stop) !

Quant au matériel peinture il doit être "mini - mini" et ultra fonctionnel, idem le carnet, car pas besoin, là, de beaucoup de surface pour saisir l'essentiel !

32 Responses

  1. Domi Lemarchand Villard
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    Quelle belle bouffée d’air tu nous offres avec toujours ta grande générosité !
    J’ai hâte de lire la suite !!!
    La semaine dernière j’étais en Sicile, tout près du volcan et de son activité constante … le centre de la terre est fascinant, et c’est vrai aussi vu du ciel !
    Merci beaucoup Alain pour tes articles, tu dois te donner beaucoup de mal mais sois certain que tu nous donnes beaucoup de plaisir !

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Domi, grand plaisir à te lire ! Oui, tu as raison, et moi aussi je suis fasciné par les volcans, dont les cendres du Misti sont restées des petits points dans mon carnet quand on peignait à Arequipa. Qu’est-ce que j’aimerais en gravir un et le survoler ! …Je suis sûr que cela me donnerait plein d’idées !

  2. dubois Chantal
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    Merci Alain
    super j’en ai des frissons en attendant la suite
    Chantal

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci, Chantal, moi aussi, …car demain je descends dans le gouffre pour y démarrer la 2ème phase active de réalisation, celle de la rencontre avec les « esprits de la terre » !

  3. Très intéressantes démarches et respect pour pouvoir à la fois peindre et piloter un parapente.

    Moi-même et un bon nombre de tes « followers » ne seront sans doute jamais capables à la fois de piloter et peindre. En revanche, je pense que nous seront plus nombreux à envisager de peindre avec la méthode de perspectives que tu es en train de mettre en place.

    Ton « envol » me donne une idée cependant : ayant vu un reportage (voir le lien ci-dessous) sur un vol en montgolfière à 6000 mètres d’altitude au dessus des Alpes et sur 250 km en 3 heures, cela me tenterais bien d’emmener une boite d’aquarelle et de tenter cette expérience. Au moins aurais-je plus le temps de sortir un rendu plus « appliqué ».

    En revanche, je n’ai aucune idée de la température de l’eau dans le pinceau réservoir à une telle altitude. Ne risquerait t’elle pas de geler !!! ???

    Affaire à suivre.

    Le lien :
    https://www.tf1info.fr/voyages/video-evasion-alpes-la-traversee-a-6-000-metres-d-altitude-grace-a-une-montgolfiere-2211281.html

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Il est sûr qu’à 6000 m masque à oxygène, vêtements polaires et pinceaux à réservoir gelés (même remplis d’alcool) !
      Mais fais un vol « classique » (plus bas, pas eu le temps de mettre en ligne un survol perso de la Dordogne qui pourrait t’intéresser en ballon aussi mais c’était un pilote montgolfière qui était à la manœuvre), quant à perspective sur laquelle je planche, pour le moment ça n’avance pas, mes formules mathématiques ne sont pas bonnes pour un résultat simple à comprendre dans l’établissement des courbes de construction !

      • Emmanuelle
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        Alain , quel type de formule mathématique est nécessaire ? j’ai un bon mathématicien … de haut vol dans mes connaissances …
        Emmanuelle

        • Alain-MARC
          | Répondre

          C’est très gentil Emmanuelle : en fait, j’aurais dû parler de formule géométrique et non mathématique (même si les 2 se rejoignent).
          En réalité, mettre en application de façon « simple » sous forme de schéma applicable (ou superposable sous forme de grille) à n’importe quel paysage depuis n’importe quel point de vue, la perspective sphérique (géométrie sphérique tridimensionnelle) dont les fondements ont été publiés en 1985 par Bernard Bonbon.
          Je le fais de façon intuitive à partir de ce que je vois devant moi, sur les côtés, en haut et en bas (puis idem en me retournant) mais dont j’inverse (en les étirant au maximum) les pôles, au zénith et au nadir, comme de la perspective curviligne « inversée ». J’assemble ensuite le tout en virtuel pour réaliser ma sphère à 360°.
          Donc, il me faut trouver le graphisme idéal (sorte de grille constituée de grandes lignes courbes et d’ellipses + éventuellement de droites comme on le fait en perspective géométrique linéaire), qui me permettrait la projection sur la surface à plat du papier de l’ensemble des 2 hémisphères à 180° déjà « assemblés ». J’ai bien compris que ce que j’obtiens au final donne une proportion finale du dessin de 2 fois la hauteur pour la largeur, la surface ainsi déterminée contenant la projection « à plat » de la totalité de ma vision à 360°
          Je retombe donc sur les explications qu’on trouve dans les articles référents suivants :
          « …Dans le contexte d’une perspective sphérique, une droite verticale projetée sur une sphère, épouse l’enveloppe de celle-ci pour engendrer une ellipse ou un arc d’ellipse qui sont les représentations perspectives de cercles méridiens : arcs de cercle joignant deux pôles. Toutes les verticales que transforme une perspective sphérique sont représentées par des ellipses ayant pour grand axe, l’axe de la sphère, et se croisant aux pôles. Il en est de même en ce qui concerne les droites horizontales qui sont transformées par des ellipses se croisant aux extrémités de l’équateur (aux points de tangence avec l’enveloppe sphérique).

          Les droites inclinées se forment elles aussi, sous l’aspect de ces mêmes ellipses, mais dont le grand axe sera évidemment incliné selon l’angle considéré. L’ellipse inclinée obtenue interceptera la ligne équatoriale en deux points de part et d’autre du centre, qui seront les points de croisement de toutes les ellipses inclinées selon le même angle (perspectives des droites inclinées parallèles).

          Seules les droites parallèles à l’axe visuel horizontal dans une vue frontale, et parallèles à l’axe visuel dans une vue zénithale ou dans une vue nadirale, sont représentées par des droites orientées au centre de la sphère. »

          Je le fais personnellement moitié intuitivement, moitié par observation en parcourant le paysage à toute vitesse tout en regardant dans toutes les directions sans dépasser les limites de mes plans sagitaux.
          Cela donne en haut et en bas de la feuille des courbes paraboliques complètement « aplaties » qui débordent hors de ma page (et que « j’améliore » ensuite « au jugé » lors de la réalisation numérique de ma sphère dans les logiciels dédiés pour la partie « informatique » concernant la réalisation en Réalité Virtuelle de ma sphère).
          Maintenant, je reprends le propos des articles dédiés trouvés sur Internet :
          « Pour une œuvre d’art, et surtout de nos jours, la rigueur mathématique n’est pas une priorité. L’œuvre d’art se satisfait à elle-même, et sa finalité, en général, est de surprendre et de plaire… » et j’ajoute, de répondre aux autres intentions de l’artiste.
          Mais j’aimerais rendre cela facilement et concrètement réalisable par quiconque à partir de schémas « visualisables » dans le dessin (comme c’est déjà facilement compréhensible en perspective géométrique linéaire et même curviligne), car si chacun pouvait accéder à cette approche surprenante de la vision globale si séduisante à l’œil (comme si on avait des yeux de libellule), qui permettrait une construction rationnelle selon des modalités communes accessibles à tous, la restitution du réel passant par le champ intégral de la vision de l’espace augmentée du « filtre créatif » de chaque artiste, permettrait de créer un monde pictural et plastique nouveau où sculpture et peinture se rejoindraient en ajoutant une nouvelle page à l’histoire de l’art !

  4. Kuntzer Jacqueline
    | Répondre

    Nous sommes vraiment admiratifs! Pour l’imagination, l’entraînement, la mise en place et nous attendons avec impatience la suite! À très vite, donc…
    Amitiés et bises

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Dès que je peux, Jacqueline !

  5. Merci, cher Alain, pour partager avec nous tes expériences… Quel voyage!
    Et quelles belles rencontres avec les « Esprits de la Terre » et les « Esprits de l’Air ». Attention de ne pas t’approcher trop du soleil, je connais quelqu’un qui s’est brulé les ailes… A moins que tu n’envisages aussi d’aller à la rencontre des « Esprits du feu »?
    Bises

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Non,les esprits du feu, pas encore ! Par contre, si pour ceux de la terre ça devrait aller assez vite, ce sera plus long et compliqué pour ceux de l’air, il me faut le créneau optimal et être prêt ce jour-là, pour le moment ce n’est pas le cas, mais j’avance et vous tiendrai au courant !

  6. Alice de Brauer
    | Répondre

    Vraiment incroyable !!! Tant de fraîcheur et d’enthousiasme pour ces expériences artistiques hors normes… Bravo à toi mon cher Alain

    • Alain-MARC
      | Répondre

      J’espère surtout que je garderai la forme pour aller jusqu’au bout de mes projets longtemps ! Et ton message ajouté à celui des autres, justifie pleinement que je continue ce partage, car toi aussi tu es sur de formidables chemins !

  7. Dany
    | Répondre

    Impressionnant Alain, toujours plus actif et créatif au fil des ans! Fais attention à toi et bravo !

    • Alain-MARC
      | Répondre

      C’est vrai Dany, faut que je fasse attention… Là, je remonte du gouffre complètement épuisé, mais c’est fantastique, j’ai pu voir et dessiner l’un des esprits de la terre (un « gardien de seuil de sanctuaire certainement »).
      Ne rigole pas : j’ai pu le photographier (après plus de 4h d’immersion dans le milieu, seul au fond du puits d’accès du gouffre (l’équipe de spéléos qui m’a suivi n’étant descendue que tout ce temps après moi), je vais pouvoir faire un nouveau billet extraordinaire, j’y mettrai la photo, tu verras, c’est fascinant, je suis certain que ceux qui vont à la rencontre du surnaturel peuvent voir et faire des choses incroyables (surtout s’ils sont plongés en « état de flow »), mais bon, tu as raison, il faut que je fasse attention car je commençais à avoir des crampes sérieuses et du mal à respirer en remontant (mais le covid doit y être pour beaucoup, car pourtant je m’entraîne tout de même un peu) !

  8. Incroyable ! il ne doit pas y avoir d’autres peintres qui font cela….

    • Alain-MARC
      | Répondre

      En tout cas, je n’en connais pas, car le tout n’est pas de savoir peindre, il faut surtout du mental et avoir assez d’entraînement car l’engagement est total, c’est le cas de dire qu’on a un peu sa vie au bout du pinceau (sourire) !
      Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle car il ne faut pas oublier l’objectif de tout cela : passer dans « une autre dimension », en faire la synthèse, et la rendre perceptible en la partageant !

  9. micheline vaudenay
    | Répondre

    et bien là Alain, tu m’époustoufle !!! Bon la spéléo, ou la descente en rappel ou la promenade en planche etc…ce n’est plus de mon âge. Peut-on être en état de flow dans son fauteuil ??? Je rigole bien sûr. Mais maintenant j’attends avec impatience la suite de tes recherches et, surtout, le portrait du monsieur « esprit de la terre » que tu as rencontré.
    Sacré Alain, tu nous feras toujours rêver. Fais attention quand même. Sois conscient des tes forces et de tes fatigues.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Oui, Micheline, je pense qu’on peut arriver à des « états de flow » dans son fauteuil, et les expériences auxquelles je me livre (outre d’alimenter le processus créatif qui est le mien en ce moment), est aussi (je n’en parle pas encore mais te le dis), d’élaborer une démarche qui puisse s’appliquer à tout le monde sans passer par les méthodes de méditation / yoga / ou autres disciplines,facilement compréhensible et faisable par quiconque qui suivrait un tant soit peu et avec constance la manière d’y parvenir (la contemplation en serait le premier pas, ce que tout le monde – ou presque – est capable de faire). Ceci dit, ma rencontre hier, après des heures d’attente (et d’aquarelle), seul au fond du puits d’accès aux réseaux du gouffre, a été extraordinaire, et même plus émouvante que j’aurais cru, ce sera le sujet de mon prochain article (photos à l’appui), lorsque j’aurai le temps de scanner le travail réalisé, dérusher les vidéos et les monter, et enfin élaborer la « sphère spatio-temporelle » de l’aquarelle de synthèse résumant le tout ! Par contre, oui, il faut que je monte mon niveau d’entraînement car j’étais trop « limite » lors de la remontée du puits d’accès si je veux être plus à l’aise et en sécurité la prochaine fois…

      • Maureen Kerleau
        | Répondre

        Alain, je me sens toute petite devant tes exploits étant dans l’incapacité de les réaliser physiquement mais la matière de nos rêves et notre imagination comme projection de ces images sont peut-être la clé. Dans les pratiques de méditation on nous demande bien de
        nous plonger dans les univers imaginaires qu’on pourra bien réaliser en peinture à partir de nos fauteuils, non?

        • Alain-MARC
          | Répondre

          Tout à fait Maureen ! Justement, mon rêve serait de faire partager aux personnes qui ne peuvent me suivre « physiquement » dans mes aventures la dimension d’intériorité qu’elles génèrent pour qu’ils se la « réapproprient » à leur tour, et leur donne la possibilité en les « retravaillant » par leur imaginaire de les utiliser comme nouvelles sources d’inspiration créatrices, aptes à produire des œuvres très différentes des miennes, véritables expressions de leur personnalité !

          • Maureen Kerleau
            |

            Merci Alain, depuis que j’ai vu ton aquarelle elliptique je vois les sujets potentiels partout. À moi de les construire. Cela me rappelle le fameux tableau du couple de Van Eyck et le reflet dans le miroir. Une belle façon de représenter un sujet même si ce n’est pas tout à fait ton concept.

          • Alain-MARC
            |

            Très bonne idée Maureen ! En fait, mes « expériences » sont aussi faites pour donner des idées, et si ça peut t’en donner tu as raison, vas-y, fonce !

  10. Marie Agnès M
    | Répondre

    Cher Alain, tu nous emmènes sur des chemins extraordinaires, tant sur terre que dans les airs ; ta générosité de nous faire partager tes expériences nous procure enthousiasme mais nous fait aussi trembler de crainte. Prend bien soin de toi et à bientôt de découvrir ta merveilleuse rencontre.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Dès que je peux Marie-Agnès, car je suis particulièrement débordé en ce moment (même pas eu le temps de dérusher les vidéos pour voir ce qu’elles donnent, en plus suis tombé en panne de batterie avant la 3ème aquarelle), mais je le ferai le plus vite possible, car je ne veux pas perdre l’ambiance qu’il y avait en bas pour bien expliquer l’intérêt de ce que je fais….

  11. Daniel Pascot
    | Répondre

    Merci Alain, c’est super de nous permettre d’apprécier tes œuvres en nous faisant vivre quasi en direct de cette belle manière ton processus créatif. Pour les œuvres passées, on doit se limiter aux travaux des historiens d’art, mais c’est de seconde main. Et, pour les œuvres de la préhistoire, on ne peut que faire des suppositions à partir de rares indices, ils ne sont plus là pour en parler et ils n’ont rien écrit. Tu réussis à nous montrer qu’avec une technologie récente on peut espérer retrouver ce que probablement nous avons perdus.

    • Alain-MARC
      | Répondre

      En tout cas je l’espère, et si le monde n’a pas progressé quant à la férocité humaine, des inventeurs géniaux comme les frères Lumière, Edison, et tant d’autres nous permettent aujourd’hui de voyager dans le temps sans bouger de chez soi, quant à la Réalité Augmentée et virtuelle, elle permettent de le faire aussi dans le temps.
      …Si encore cela pouvait servir aux humains pour éviter de se détruire et de détruire la planète et ses merveilles, ce serait formidable !

  12. Paul GIAUME
    | Répondre

    Bonjour Marc
    Je suis toujours étonné de tes prouesse de sportif qui te permette de passer à tes prouesses d’aquarelliste dans des conditions exceptionnelles.
    A cela se rajoute une autre prouesse ,celle d’exprimer avec des mots le déroulement de tes aventures.
    Tout cela accompagné de ton initiative de communiquer !!! communiquer à tous, ce qui fait ton plaisir et ta joie de vivre.
    MERCI pour ce don que tu nous donne.
    Mes mots sont faibles pour t’exprimer tout ce que je ressent !
    Paul

    • Alain-MARC
      | Répondre

      Merci Paul, ce que tu m’écris me rassure (en s’ajoutant aux autres commentaires) sur mon souci de partager et transmettre, car ce que nous faisons dans la vie selon mon point de vue n’a de sens que si cela peut apporter (dans l’échange, pas à sens unique) aux autres une valeur supplémentaire à l’existence. Je fais ce que je peux dans cette démarche en espérant qu’un jour le monde soit meilleur en étant plus nombreux dans la même intention, chacun avec ses acquis, sa richesse et ses possibilités quel que soit son domaine d’expression ou son existence…

  13. WERCK Isabelle
    | Répondre

    Cher Alain,

    En plus de ton esprit aventureux et inventif qui force l’admiration, il y a quelque chose d’essentiel qui m’interpelle dans tout cela : ton contact avec les Eléments (j’ai mis une majuscule). Esprits de l’Air, Esprits de l’Eau, de la Terre… Je suis justement en train de faire des recherches là-dessus, sur le rapport de ces Eléments avec les peintres et les musiciens.

    Les esprits dits « de la Nature » se subdivisent en effet en quatre groupes,

    Les esprits de l’Air, ce sont les Sylphes.
    Les esprits de l’Eau, ce sont les Ondin(e)s.
    Ceux de la Terre, les Gnomes (omniscients, traversent les rochers, nous trouvent ignares)
    Ceux du Feu, les Salamandres.

    Ils nous aident plus ou moins, cela dépend de notre contact avec leurs œuvres.

    Enfin, même si on ne voit pas (et si on ne croit pas) à ces êtres, admirer les Eléments, les reconnaître, c’est un retour aux sources de première importance et une source d’inspiration, d’intelligence, de première valeur. C’est aussi la clé de « l’originalité » qui est en réalité un sentiment « originel » et non une excentricité.

    Leonard de Vinci était très en contact avec la Terre et avec l’Eau. Il n’a pas perdu son temps à les fréquenter !

    Watteau est un aérien, à rapprocher de cet autre grand aérien, Mozart.

    Beethoven est un tempérament de Feu et de Terre.

    Wagner, par moments, veut faire le mage qui commande à l’Eau, à la Terre, au Feu, c’est un illusionniste.

    Debussy est en étroite affinité avec l’Eau mais aussi avec l’Air.

    Et caetera, la liste est très longue, l’étude est sans fin…

    Et toi, aérien quand tu voles et terrien quand tu grimpes, parle-nous encore et encore des Eléments !

    Avec mes fidèles amitiés, Isabelle

    • Alain-MARC
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      Chère Isabelle, nous sommes en connivence dans la perception que nous en avons. Tu le dis, tu l’écris si bien ! Je ré-écouterai Debussy et Mozart en faisant ma synthèse de l’air à l’atelier, lorsque je serai reparti au contact des esprits de l’air. Quant aux esprits de la terre certains passages de Beethoven vont me les rappeler quand avant-hier, seul pendant quelques heures en bas du puits d’accès du gouffre de la Vayssière ils étaient à m’enchanter, m’émerveiller, me fasciner en se révélant à moi jusqu’à me montrer leur extraordinaire visage à travers le filtre de la roche, au milieu de la luxuriance végétale et des oiseaux voletant entre le ciel et les anfractuosités de la roche.
      J’en ramène des aquarelles qui ne sont rien à côté de ce que j’ai vu et vécu, mais qui sont assez empreintes de ces instants pour en faire une première « sphère spatio-temporelle » apte à pouvoir faire partager ce fascinant voyage !

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